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Comment aider ?

Vous avez signé la pétition, laissé un message de soutien mais vous souhaitez apporter davantage ?

Vous pouvez faire circuler la pétition et télécharger le tract dans la rubrique "Initiatives". Une fois remplies, ces documents sont à me renvoyer à l'adresse suivante :

Bruno-Pascal CHEVALIER
17 Résidence Bois-Pommier
91390 Morsang-sur-Orge

 

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Aides abandonne le programme d'aide a domicile ! réagissons Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-03-2010

demain à l'émission de radio "survivre au sida" sur le thème des menaces pesant sur les PAAD.
mardi 9 mars, aura lieu un débat sur les PAAD à l'émission de radio de survivreausida.net (animé par le comité des familles pour survivre au sida). Intervenants : Vincent Pelletier, directeur de AIDES, Renaud (c'est moi !), et un ou des bénéficiares des PAAD.

Si vous connaissez dans vos files actives des bébénficiaires qui seraient intéressés pour intervenir dans cette émission (au moins par télépone, et pourquoi pas directement dans le studio), ou qui souhaiteraient faire passer un message, faites leur passer l'info.

Pour joindre les organisateurs de l'émission : Tél. 0970 445 368

leur site : http://survivreausida.net/ "
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AIDES a 25 ans, 25 ans de lutte contre le SIDA…
Ce n’est pas le moment d’abandonner
les Programmes d’aide à domicile !
Signez la pétition contre la fermeture des
Programmes d’aide à domicile (PAAD)
La décision politique clairement annoncée par la Direction de AIDES d'abandonner à
partir du 31 décembre 2009 la coordination des Programmes d'Aide à Domicile (PAAD),
bafoue les valeurs pour lesquelles nous nous battons depuis 25 ans :
- C'est abandonner 800 personnes séropositives sans aucune considération de leurs
besoins et de leur devenir
- C'est abandonner sans aucune considération 24 salarié-e-s qui, depuis des
années, luttent au plus près des malades pour l'amélioration concrète de leur
qualité de vie
- C'est, toujours sans aucune considération, renvoyer à des difficultés financières
graves des dizaines d'associations d'aide à domicile et des centaines d'auxiliaires
de vie militantes et impliquées à nos côtés, à l'heure où s’effritent les rangs des
militants de lutte contre le sida
Nous refusons :
- de priver les personnes les plus vulnérables de la proximité et du soutien de
l'association,
- de perdre l'observatoire privilégié que constituent les PAAD, de par leur mode
d'intervention construit dans la durée et hors les murs des délégations de AIDES,
- que AIDES se discrédite et se coupe des services de soins et des autres
partenaires qui reconnaissent l’efficacité et les compétences des PAAD.
NOUS REFUSONS QUE AIDES ABANDONNE SES FONDAMENTAUX
Battons nous pour des solutions concrètes, durables et adaptées
Battons nous pour que l'aide aux malades reste une réalité à AIDES

Prénom, nom
Qualité, statut
engagement,
profession, …
Contact
(adresse, mail,
téléphone..)
Signature
Contact : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir



Les malades du sida un peu plus précarisés
Créé le 03.03.10 à 03h21
Mis à jour le 03.03.10 à 03h21 | 0 commentaires

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Un service d'aide à domicile est menaçé




Inquiétude chez les malades du sida. L'année prochaine, l'aide à domicile dont ils bénéficient dans la région pourrait être supprimée. Fin janvier, le personnel qui intervient auprès de ces patients a adressé une pétition à Daniel Percheron, à Martine Aubry, à l'association Aides Nord-Pas-de-Calais et à Carla Bruni. Le texte demande des garanties sur la pérennité du Programme d'aide à domicile (Paad). Instauré en 1996, il est financé par l'assurance maladie et le groupement régional de santé publique, pour un montant de plus de 400000 €, et coordonné par l'association Aides. Mais le Paad pourrait ne pas être reconduit.




Prise en charge spécifique au sida




Les patients ont reçu une lettre d'Aides les incitant à effectuer des démarches pour bénéficier de « dispositifs de droit commun ». Traduction : se débrouiller avec les dispositifs existants, type allocation personnalisée d'autonomie. De quoi faire bondir les aides à domicile : « Sans un dispositif spécifique, les malades risquent de perdre leur seul contact avec l'extérieur », témoigne l'une d'elles. Chez Aides, on parle d'évolution : « Les besoins ont changé. La priorité, aujourd'hui, c'est l'accompagnement thérapeutique. » « Les patients vivent mieux leur maladie », reconnaît Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses du CH Dron. « Il reste un problème de précarité, selon Christian Paul, directeur de l'Adar, un prestataire d'aides à domicile. Le Paad permet de former le personnel à une pathologie qui a toujours été un peu à part. »


Hélène Fargues


adresse du lien : http://www.20minutes.fr/article/388226/Lille-Les-malades-du-sida-un-peu-plus-precarises.ph

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mobilisation sur l'APHP soutiens et actions doivent s'amplifier et converger... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-03-2010
mobilisation sur l'APHP soutiens et actions doivent s'amplifier et converger...  
  

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LES SERVICES SOCIAUX NE SONT PAS DES SERVICES MARCHANDS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
04-03-2010

 

signez la pétition : Mouvement Pour une Parole Politique des Professionnels du Champ Social   


Présentation - En France, la transposition de la directive services aurait du faire l’objet d’une loi votée par le Parlement, il n’en sera rien, du moins pour l’instant. Certains pensent que les services sociaux sont désormais sécurisés au plan juridique, nous ne le croyons pas. D’aucuns prétendent qu’il est devenu impossible de changer le droit positif européen sur la question, inexact. Beaucoup disent qu’il est trop tard pour inverser la tendance, ce n’est vrai ni au niveau national ni au niveau communautaire.

Au contraire, il est toujours possible et plus que jamais urgent d’affirmer que les services sociaux ne sont d’aucune manière des services marchands et que les marchands n’ont rien à y faire. Pour cela, il faut que ces principes soient juridiquement actés, tant dans le droit français qu’au niveau communautaire.

C’est la raison de cette nouvelle pétition lancée par MP4. Nous sommes forts du succès de la première mobilisation. Comme le contexte européen vient de changer (traité de Lisbonne, renforcement du rôle du Parlement européen, renouvellement de la commission…), il faut maintenant aller plus loin.

Signez la pétition et faites la signer autour de vous. Mobilisez vos parlementaires nationaux et vos députés européens sur ce sujet. C’est un devoir de citoyen autant que de professionnel du champ social.

Nous restons à disposition autant que de besoin.

Merci et solidairement.

Pour le groupe SSIG MP4 Champ social : Joël Henry, Christine Garcette, Michel Chauvière, Julien Khayat

 

 

LES SERVICES SOCIAUX NE SONT PAS DES SERVICES MARCHANDS

Seconde PÉTITION NATIONALE - décembre 2009

 

Dans le cadre du traité de Lisbonne, au moment du renouvellement des commissaires européens et du renforcement du rôle du Parlement, à l’heure de la transposition de la directive « Services » dans le droit national, nous soussignés réclamons avec force l’exclusion de tous les services dûment identifiés comme Services sociaux d’intérêt général (SSIG) de la catégorie des services d’intérêt économique général (SIEG) et leur (re)classement, à leur véritable place, dans la catégorie des services non économiques d’intérêt général (SNEIG) .

 

Par origine, statut et mission, les services sociaux publics ou appartenant au tiers secteur sans but lucratif ne sont pas des services à vocation marchande. Les tâches d’intérêt général pour lesquelles ils sont mandatés relèvent de fonctions régaliennes, universelles, gratuites, accessibles et de qualité, devant impérativement être protégées de toute forme de marchandisation, sous peine de transformer les ayants droit en clients solvables et de les voir soumis aux contraintes de la recherche de plus-values financières, au contraire du principe de solidarité.

Sous des formes pluri professionnelles multiples, souples et adaptées aux personnes et aux groupes qui en bénéficient, le travail social, sauf à se dénaturer, ne saurait être confondu avec un marché de services dont la concurrence serait la règle et le profit l’objectif principal.

 

Le droit communautaire comporte, certes, diverses exceptions plaçant certains SSIG (mais pas tous) hors des règles de la concurrence et des marchés, mais ces dispositions demeurent compliquées et non exemptes de requalifications, au cas par cas, par la Commission ou la Cour de justice des communautés européennes (CJCE). La nouvelle configuration de la Commission et les pouvoirs accrus du Parlement européen sont l’occasion d’aller plus loin encore, par la promulgation d’un texte européen proactif, consolidant de façon nette et sûre la situation des SSIG, tout en verrouillant leur accès aux opérateurs marchands.

 

Au plan juridique, le corpus des textes et la jurisprudence communautaires rendent effectivement possible le (re)classement des SSIG parmi les services non économiques d’intérêt général (SNEIG). Par ailleurs, à l’échelon de chacun des États membres qui le souhaite, le principe de subsidiarité permet de prendre toute initiative législative en ce sens. C’est aussi pourquoi, en France, il faut aussi et de toute d’urgence restaurer l’unité politique de l’action sociale, contre la vente à la découpe à laquelle nous assistons actuellement, notamment depuis la décentralisation. La véritable protection des services sociaux ne dépend donc que d’une volonté politique.

 

En tant que citoyens et professionnels du champ social, nous sommes décidés à rester mobilisés pour que cette simple décision, aux niveaux national et européen, devienne rapidement effective.

 

 
"Nuit blanche de résistance" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-02-2010

VOILÀ UNE BELLE INITIATIVE A. REPRODUIRE PARTOUT, L'ASSOCIATION Ensemble pour une

 

santé solidaire soutien cette action

 

 

 

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A l'occasion de la création d'une UHSA (première du genre) à l'hôpital du Vinatier, un collectif de soignants et militants des Droits de l'Homme organise sur place le 9 mars une "nuit de résistance". Ci-joint le tract-appel.
Jean Darrot


"Nuit blanche de résistance"

Le 9 mars 2010 au Vinatier de 19h à 24h,

Salle des organisations, à proximité de la chapelle.


Les intervenants :

Jean Darrot psychiatre, Albert Levy du syndicat de la magistrature,
Raphaël Thaller du cabinet Cidecos, Odile Nguyen philosophe, Christine Durif-Brucker

Laurent Vercelletto acteur/lecteur de louis Althusser et Michel Foucault


L'UHSA (Unité d'Hospitalisation Spécialement Aménagée) est une prison dans l'hôpital psychiatrique, elle se trouve sous contrôle de l'administration pénitentiaire. C’est une structure hybride mélangeant des catégories professionnelles de tradition, de fonction et de statut différents : des surveillants pénitentiaires et des soignants. La visibilité de tous, personnels comme prisonniers sera constante (circuit vidéo) Le soin mis sous surveillance permanente. Comment garantir alors le respect de la confidentialité? Comment maintenir sa dimension l’éthique ?

L'UHSA est la conséquence d’une judiciarisation des comportements qui assimilent sous prétexte de responsabilisation, malades mentaux et délinquants. Plus que le retour à une conception ancienne du grand enfermement, elle indique le point de bascule du médical au service de l’idéologie sécuritaire.

L’UHSA implantée sur le site de l’hôpital du Vinatier sera la 1ère d’une série de 22 prévues. Elle comptera 3 unités de 20 lits pour une population estimée à 9.000 détenus pour le territoire qu’elle a en charge. Peut-on sérieusement soigner avec de tels moyens les centaines de malades (30% des effectifs) qui peuplent les prisons qu’elle doit assister ? A moins qu’il ne s’agisse d’un soin « maintien de l’ordre » chargé de « casser les crises » suscitées par les conditions de détention ! Le soin deviendrait alors l’auxiliaire de l’ordre.



La loi Hôpital Patient Santé Territoire dite « loi Bachelot » désigne 14 missions de service public Les 4 dernières concernent les soins sous contrainte, les détenus, les sans-papiers ou demandeurs d’asile, les personnes retenues dans « les centres médico-sociaux judiciaires de sûreté ». Avec la circulaire du 11 janvier de graves entraves aux libertés sont planifiées. L’ordre et la sécurité publique priment sur les tentatives de réinsertion, rendant prioritaires les dossiers judiciaires, l’avis de la police et de la gendarmerie. C’est le grand retour aux amalgames. La maladie redevient un acte déviant et les malades des délinquants.

Comme à l’école, comme dans l'entreprise, comme aux frontières, comme au pôle emploi, comme dans les quartiers, pour tout problème il n’existe qu’une seule réponse : le tout sécuritaire !

Au nom d’un sentiment d'insécurité diffus, l’Etat nous sature des peurs qui habitent la population. Il cultive à outrance ce sentiment, pour masquer une politique sociale inexistante, rétablissant le vieux fantasme des classes dangereuses. C’est toujours l’Autre qui est désigné responsable des dysfonctionnements de la société: le sans papier, le chômeur, l’étranger, l’adolescent « racaille », le malade…



Alors que la sécurité pour chacun devrait consister à avoir un travail correctement rémunéré, une couverture sociale véritable, un accès aux services publics étendus, des papiers, un toit, etc.… les ingrédients de la peur qu’il faut combattre, ce sont les conditions d’exploitation de l’individu qui poussent au suicide les salariés, à la délation, à la crainte de l'autre, à la crainte du contrôle, à la crainte de perdre son emploi etc…



Un grand débat autour des soins psychiatriques est nécessaire et doit avoir lieu. Si la psychiatrie a toujours été le miroir de la société par la façon dont elle envisage son activité, son organisation et ses débats, il n'est pas question d’en faire une psychiatrie au service du pouvoir ! Il n’est pas question de la réduire à la portion congrue de "l'ordre et du propre" !



C'est pourquoi, citoyen, nous sommes tous concernés.

C’est pourquoi nous vous invitons à en débattre dans une nuit de la résistance.



Côté pratique : pour rendre ce moment convivial que chacun(e) vienne avec une entrée ou un dessert nous nous chargeons des saucisses, merguez et boissons. Participation financière libre.

 

 
DANS lesechos.fr Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-02-2010

Près de 200 médicaments seront moins bien remboursés à partir du mois d'avril

 Chevalier Bruno-Pascal ne pas oublier de prendre votre carte de crédit pour vous soigner la carte vitale ne sert plus a rien ,allons nous résigner ou agir ?

 http://www.lesechos.fr/info/sante/300412788-pres-de-200-medicaments-seront-moins-bien-rembourses-a-partir-du-mois-d-avril.htm?xtor=RSS-2124

Le gouvernement a arrêté la liste des produits dont le taux de remboursement par la Sécurité sociale va passer de 35% à 15%. Il s'agit de médicaments jugés peu efficaces par la Haute Autorité de santé, comme le Tanakan d'Ipsen, un traitement des troubles de la mémoire chez les personnes âgées. Economie attendue : 145 millions d'euros en 2010.  

Les vignettes orange, qui avaient disparu en 2008, sont de retour sur les boîtes de médicaments. Pour près de 200 produits dont la liste vient d'être arrêtée, le taux de prise en charge par la Sécurité sociale va passer de 35% à 15%. Il y aura donc quatre taux de remboursement différents désormais (cf. encadré infra). Annoncée à l'automne dernier, cette mesure doit permettre à l'assurance-maladie d'économiser 145 millions d'euros cette année. En réalité, les économies pourraient être inférieures, car plusieurs étapes restent à franchir. Les laboratoires pharmaceutiques concernés sont en train de recevoir les courriers qui leur notifient la baisse du taux de remboursement. Ils ont un mois pour contester. Les décisions, médicament par médicament, paraîtront au "Journal officiel" à partir d'avril. Les fabricants ont ensuite un délai pour écouler leurs stocks déjà vignettés à 35%. Au total, les économies ne pourront donc pas intervenir avant mai ou juin.La liste, quasi définitive est plus fournie que prévu.? Elle comporte près de 200 médicaments différents, contre 110 annoncés à l'automne. Si l'on inclut les différentes versions génériques d'une même molécule, on dépasse les 600 présentations.

"Aucun sens"

L'impact sur les finances publiques reste néanmoins à peu près le même que prévu, car l'immense majorité des produits concernés représente des remboursements très faibles. L'un d'entre eux se distingue pourtant, le Tanakan, commercialisé par la firme française Ipsen. Ce traitement des troubles de la mémoire chez les personnes âgées coûte près de 30 millions d'euros à l'assurance-maladie. Quelques autres produits sortent du lot : ART, un traitement des symptômes de l'arthrose, Equanil, un anxiolytique, Hexomédine, un antiseptique, la crème contre l'herpès Zovirax ou encore le sirop contre la toux Polery Enfant.Tous ces médicaments sont considérés comme peu efficaces. La Haute Autorité de santé a jugé le service médical qu'ils rendent " faible " dans toutes leurs indications ou même "insuffisant". Ce qui fait dire à certains qu'ils ne devraient plus être pris en charge du tout. Le remboursement à 15% "n'a aucun sens, estime la Mutualité française. Si un médicament est jugé efficace scientifiquement par la Haute Autorité de santé, il doit être remboursé. Si ce n'est pas le cas, il n'y a pas de raison qu'il soit pris en charge par la solidarité nationale". La fédération des mutuelles a recommandé à ses adhérents de ne pas assumer les 85% restants.

Un coût pour les patients

L'impact ne sera donc pas négligeable pour le portefeuille des patients, à moins que leur médecin ne reporte ses prescriptions vers des médicaments mieux remboursés. Les ménages y sont déjà de leur poche pour 17,5% des dépenses de médicaments, nettement plus que pour les soins médicaux de ville (12,5%) ou l'hôpital (2,8%). Pour les 8 millions de patients en affection de longue durée, comme les diabétiques ou les malades du cancer, le déremboursement partiel sera indolore, car tous les médicaments prescrits dans le cadre de leur pathologie sont pris en charge à 100%, quelle que soit la couleur de la vignette. Quatre taux de remboursementAvec le retour prochain des vignettes orange, il y aura quatre taux de remboursement différents pour les médicaments. Ils correspondent à différents niveaux d'intérêt thérapeutique, déterminés par la Haute Autorité de santé : c'est le "service médical rendu".
. 100% (vignettes blanches barrées) : ces médicaments sont considérés comme irremplaçables et particulièrement coûteux.
. 65% (vignettes blanches) : c'est le taux normal de remboursement. Il concerne les produits dont le service médical rendu est majeur ou important.
. 35% (vignettes bleues) : ces médicaments sont principalement destinés au traitement des affections sans gravité et dont le service médical rendu n'est que modéré.
. 15% (vignettes orange) : le service médical rendu de ces produits est insuffisant ou faible dans l'ensemble de leurs indications.
VINCENT COLLEN, Les Echos
La liste des médicaments partiellement déremboursés 
 
Stop à la précarité ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-02-2010
Stop à la précarité !  
 
Le collectif Ni pauvre, ni soumis lance un appel à manifester le 27 mars 2010 dans toute la France ,


Précarité croissante, voire renforcée, système de santé remis en cause au détriment des publics les plus fragiles, contexte économique toujours défavorable… Deux ans après la manifestation historique du 29 mars 2008, les personnes en situation de handicap et atteintes de maladie invalidante n’ont pas vu leur vie quotidienne changer et s’enfoncent sous le seuil de pauvreté…

Aujourd’hui, elles crient leur détresse et leur colère et appellent toutes les personnes révoltées par leur situation à manifester dans toutes les régions de France le 27 mars 2010 !


NPNS 2008 – NPNS 2010 : « Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? » Non, rien !
Le 29 mars 2008, le collectif « Ni pauvre, ni soumis » créait l’événement en réunissant à Paris plus de 35 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante pour dénoncer leurs conditions de vie précaire et demander un revenu d’existence.

→ Deux ans après, malgré les promesses et les effets d’annonce : toujours rien…voire moins !

« Sois pauvre, malade et tais-toi !? » La crise a bon dos…
Un constat : depuis des années, des centaines de milliers de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante vivent donc dans des conditions de pauvreté indécentes ! Et, ces mêmes personnes doivent dépenser toujours plus pour se soigner, le reste à charge augmentant continuellement, alors qu’elles sont nombreuses à ne bénéficier d’aucune couverture complémentaire.

Malgré la crise, les politiques de santé mises en place visent à faire payer les malades, ou à les orienter vers des mutuelles privées, pour lesquelles il faut avoir les moyens de cotiser. La maigre augmentation de l’allocation adulte handicapé (AAH) est anéantie par la hausse des frais de santé, et les frais afférents au logement, la nourriture et l’entretien n’ont cessé d’augmenter…

Aujourd’hui les équations sont simples :
→ Ressources des personnes – (Franchises médicales + Participation forfaitaire + Augmentation du forfait hospitalier + Fiscalisation des indemnités journalières accident du travail + Déremboursement de médicaments + Hausse du coût des mutuelles + Augmentation du coût de la vie hélas !)
= augmentation de la précarité, davantage de personnes condamnées à survivre le restant de leurs jours sous le seuil de pauvreté
→ Promesse présidentielle = 25% pour l’AAH en 5 ans
= sous le seuil de pauvreté en 2012 ! En effet : en 2008, AAH = 652,60 euros ; en 2012,
AAH = 776,59 euros ; depuis 2007, seuil de pauvreté = 908 euros (réf Eurostat)


« Va travailler ! » Et si je ne peux pas ou plus ?

Répétons-le encore une fois :
> Les personnes en situation de handicap ou malades voudraient bien travailler, lorsqu’elles le peuvent ! Ce qui n’est pas le cas de milliers d’entre elles, trop dépendantes, trop fatigables trop éloignées de l’emploi…
> Elles veulent bien travailler, quand elles le peuvent ! Ce qui est toujours difficilement le cas au regard du taux de chômage croissant des personnes dites « valides » !

Alors que la France a ratifié en décembre 2009 la Convention Internationale des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées et que 2010 a été déclarée Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, le collectif « Ni pauvre, ni soumis » demande urgemment au président de la République et au gouvernement :

la création du revenu d’existence : un revenu au moins égal au montant du SMIC. Ce revenu doit être indépendant des ressources du conjoint, du concubin, de la personne avec laquelle un pacte civil de solidarité a été conclu, ou encore des personnes vivant sous le même toit, et ce, quel que soit le lieu de vie (domicile propre, établissement, chez un tiers) ;

l’augmentation du seuil d'accès à la CMU complémentaire pour que les « oubliés » de la CMU puissent avoir une couverture complète de leurs dépenses de santé, notamment les bénéficiaires de l’Allocation Adulte Handicapé, de l’Allocation Supplémentaire d'Invalidité ou de l’Allocation Supplémentaire Personnes Âgées ;

la suppression des mesures de « régressions sociales » :
- la suppression de toutes charges liées aux soins des personnes les plus fragilisées : suppression des franchises médicales, de l’augmentation du forfait hospitalier…;
- la suppression de la fiscalisation des indemnités journalières perçues par les victimes du travail, soit 720 000 personnes par an.

→ Vous n’acceptez plus les conditions de vie faites aux personnes les plus fragilisees ?
→ Vous êtes inquiets sur les reformes de sante qui remettent en cause le droit a la sante pour tous ?
→ Vous considerez que la ≪ valeur travail ≫ ne peut pas etre la seule reponse sociale - surtout quand certains ne peuvent pas ou plus travailler ?
→ Vous defendez un modele de societe solidaire ?
→ Vous ne voulez plus etre pauvre, ni soumis ?

Rejoignez les manifestations ≪ Ni pauvre, ni soumis ≫ le 27 mars 2010 partout en France !
Pour en savoir plus : www.nipauvrenisoumis.org
 
Colloque Direction Générale de la Santé Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-02-2010

Colloque Direction Générale de la Santé
Colloque Direction Générale de la Santé
Mieux vivre au quotidien avec une maladie chronique - Paris - 22 octobre 2009*
Actes du colloque en téléchargement sur le site du Ministère de la Santé
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http://www.sante-sports.gouv.fr/actes-du-colloque-national-mieux-vivre-au-quotidien-avec-une-maladie-chronique-22-et-23-octobre-2009.html
http://www.sfsp.fr/activites/detail.php?cid=145



bruno-pascal chevalier
Président de l’association Ensemble pour une santé solidaire
Je suis atteint du VIH depuis 25 ans mais j’ai la chance de pouvoir travailler en tant que cadre et de gagner 1 800 euros par mois. Cette année, j’ai dû dépenser près de 7 000 euros au titre des restes à charge : 2 000 euros de déremboursements et de dépassements d’honoraires, 1 800 euros pour mes appareils auditifs, 2 000 euros pour mes prothèses dentaires, 200 euros pour mes lunettes, 100 euros de franchise médicale et 800 euros pour mon aide à domicile. Je vous rappelle que je suis salarié et vous invite à imaginer la situation des personnes qui se trouvent sans ressources.
L’AAH ne me suffirait pas pour survivre. Les personnes que nous accompagnons aujourd’hui sont dans la survie, sachant que les aménagements du temps de travail peuvent entraîner une perte de ressources de l’ordre de 50 %. Le soutien familial est essentiel pour aider les personnes dans la précarité et les services sociaux ne peuvent pas systématiquement palier les carences de l’État. Aussi réclamons-nous un revenu d’existence décent et viable. Enfin, je souhaite souligner que les personnes qui travaillent ne bénéficient pas des aides sociales dès lors que leurs revenus dépassent un certain plafond. Il y a trois semaines, j’ai refusé d’être admis à l’hôpital car je n’avais pas les moyens de payer les 18 euros de forfait hospitalier journalier. La grève de soins, que j’ai entamée lorsque les franchises médicales ont été mises en place, avait vocation à exprimer un « au secours ! » au nom des personnes qui renoncent aux soins faute de moyens. Aujourd’hui, de plus en plus de médicaments sont déremboursés (ils sont appeler médicaments de confort), un anti diarrhéique par exemple. Oui, oui, pour moi c’est un confort d’avoir un médicament qui me permet de travailler et d’avoir une vie sociale. Et c’est le rôle de la société de rembourser ces médicaments de confort car, c’est pour bénéficier de son aide, que je paie mes impôts, que le produit de mon travail me permet de payer les cotisations sociales. Aujourd’hui, les personnes atteintes de maladies chroniques sont les victimes d’un discours de culpabilisation, les malades étant souvent associés à des fraudeurs. La tendance est, comme nous venons de l’entendre, à encourager l’emploi et à pousser les personnes à la productivité.
Nous exigeons que les franchises médicales soient supprimées pour tous et que chacun dispose de moyens d’existence décents.


vers un revenu d’existence
arnaud de broca
Secrétaire général de la FNATH
La revendication des associations pour un revenu d’existence s’est matérialisée il y a
deux ans par la création du collectif Ni pauvres ni soumis qui réunit des associations
de personnes malades et de personnes handicapées. Une manifestation qui restera
sans doute dans l’Histoire a permis à toutes les personnes concernées par le handicap de se regrouper. Malgré le foisonnement des dispositifs, nous nous interrogeons sur les moyens de vivre décemment dans notre pays lorsqu’on est han dicapé ou malade chronique. La seule solution est-elle l’exclusion ou la diminution des revenus, sachant qu’un parcours accidenté ne permet pas de jouir d’une retraite décente ?
La loi de 2005 ne présente pas d’avancées en matière de ressources pour les personnes handicapées. Aussi pensons-nous qu’il convient d’harmoniser les nombreuses prestations à la hausse. Derrière la question du revenu d’existence se pose celle d’un choix de société. La valeur travail est-elle la seule qui doive être mise en avant ? Le collectif ne le pense pas.
Les réponses du gouvernement relatives au renforcement de l’accès au travail ne sont pas suffisantes et doivent être accompagnées de moyens humains et financiers. Il est essentiel de s’intéresser aux personnes qui ne pourront pas travailler temporairement ou de manière prolongée.
Les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne ne doivent pas mener à l’exclusion de la vie sociale et professionnelle. Je terminerai en évoquant le projet de fiscalisation des indemnités journalières des victimes du travail. Là encore, la valeur travail est mise en exergue et les victimes du travail sont oubliées. J’affirme que les indemnités journalières sont la réparation d’un préjudice dont l’entreprise est responsable et ne doivent pas, par conséquent, être fiscalisées.

échanges avec la salle

Une participante a l’impression que le monde du travail est mis à l’écart de la coordination organisée autour de la personne. Il conviendrait de l’associer davantage à la réflexion sur la désinsertion et les dispositifs. Elle appelle de ses voeux la création de lieux pour permettre aux salariés de rejoindre une entreprise dans laquelle ils pourront utiliser d’autres compétences que celles qui leur font défaut dans leur poste actuel.
Anne VOILEAU indique que le Club-Etre, qui réunit 125 entreprises, constitue un lieu d’échanges de bonnes pratiques et de CV. Elle souhaite par ailleurs recevoir des éclaircissements au sujet des barèmes appliqués pour définir l’AAH.
Pierre BILGER affirme qu’il existe une norme nationale, qu’il convient de signaler les erreurs de calculs et que le système est différent selon le taux d’incapacité de la personne. Il rappelle par ailleurs que les dispositifs mis en oeuvre suite à la conférence nationale du handicap prenaient en considération les remarques relatives aux contradictions de certains dispositifs vis-à-vis de l’emploi, formulées par les membres des associations dans le cadre des travaux préparatoires. Enfin, l’AAH connaît un processus de revalorisation sans précédent.
Bruno-Pascal CHEVALIER signale que les gains équivalent toujours à des pertes d’avantages, notamment de la CMU.
Pierre BILGER rappelle que des dispositifs d’aide à l’acquisition d’une mutuelle existent et ont été renforcés.
Bruno-Pascal CHEVALIER note que ces aides sont insuffisantes au regard des coûts. Il indique par ailleurs avoir perdu des aides suite à une augmentation de salaire. Ses frais, en fin d’année, s’en sont trouvés augmentés.
Une participante sollicite des précisions sur l’état de la réflexion engagée pour permettre à des personnes travaillant à temps partiel de cumuler leur revenu avec l’AAH.
Pierre BILGER note que l’AAH est une allocation différentielle qui n’est pas incompatible avec un revenu d’activité depuis quelques années. Toutefois, le système crée des inégalités selon les taux d’incapacité et est mal perçu par les allocataires eux-mêmes qui ont du mal à comprendre les conditions d’accès et de calcul. Il s’agit aujourd’hui de prendre en considération les ressources des personnes d’une manière plus rapprochée dans le temps et de simplifier les taux de cumul. Une participante note que l’AAH est fortement diminuée en cas de reprise d’une activité professionnelle et ne permet pas d’atteindre le niveau d’un SMIC.
Pierre BILGER affirme que cette situation traduit un problème de pratique.
Bruno-Pascal CHEVALIER signale qu’il est possible de cumuler pendant une période courte.
Pierre BILGER affirme que la possibilité de cumuler est pérenne. Une participante soulève les problèmes touchant les migrants qui disposent d’un titre de séjour pour soins. En effet, les préfectures leur délivrent un rendez-vous au lieu d’un récépissé de demande de titre de séjour et ces personnes se retrouvent parfois sans ressources en attendant la date du rendez-vous.
Pierre BILGER admet ne pas avoir connaissance de cette difficulté.
Patrick FAVRET fait remarquer que la perte d’un emploi, pour un malade chronique, entraîne un déclassement qui l’empêchera de retrouver le même statut professionnel et la même rémunération. Il suggère de créer un observatoire du travail.
Une participante demande ce qu’elle doit dire à une jeune femme de 20 ans qui dispose de 600 euros mensuels pour vivre. Que lui offre la société pour lui permettre
de créer un projet de vie ?
Bruno-Pascal CHEVALIER lui suggère de se battre avec tous les collectifs et toutes les associations pour que les valeurs de solidarité de la société française soient préservées et puissent évoluer.

L’ensemble des textes du colloque a téléchargé sur http://www.sante-sports.gouv.fr/actes-du-colloque-national-mieux-vivre-au-quotidien-avec-une-maladie-chronique-22-et-23-octobre-2009.html

[ 16 février 2010 ]
Les interventions du colloque national (PDF - 1.8 Mo)
Annexes des interventions
Diaporamas de la 1ère journée (PDF - 2.8 Mo)
Diaporamas de la 1ère journée (suite) (PDF - 2.5 Mo)
Diaporamas de la 2ème journée (PDF - 1 Mo)
Diaporamas de la 2ème journée (suite) (PDF - 2.3 Mo

 
la santé s''mmisce dans le scrutin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-02-2010

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encore et encore Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-02-2010
encore des fermetures de lits , sauf si nous agissons !
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Hôpital Georges Clemenceau, pavillon Baussan
1 rue Georges Clemenceau
91750 CHAMPCUEIL

 

 

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communiqué de presse Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-02-2010

 

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Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué


Un nouveau prêt à taux zéro, baptisé "micro-prêt-santé à 0 %", a été lancé lundi par la banque du Crédit municipal de Paris (CMP) pour aider les personnes en difficulté à faire face à leurs dépenses de santé.
Alors comme ça, ça y est ?
« Chacun cotise selon ses moyens et est soigné en fonction de ses besoins »… c’est fini ?
Depuis le temps qu’ils nous le serinent, le Président et ses amis, que la santé, c’est comme le téléphone portable, une marchandise comme une autre, fallait-il attendre de voir cela pour y croire ?
Messieurs et mesdames les responsables politiques, merci de prêter un verre d’eau à ceux qui ont soif. Mais nous attendons plus de vous.
Nous attendons de vous que vous défendiez notre droit à la santé avec plus de vigueur. Que vous dénonciez inlassablement la politique du gouvernement UMP qui défait méthodiquement le pacte de 45 et détricote violemment la sécu, l’hôpital public, la médecine scolaire, la médecine du travail, le planning familial… tout ce qui permet l’accès aux soins pour tous.
Aujourd’hui, la santé à crédit est une rustine dérisoire pour colmater notre système de santé que la droite attaque au bulldozer.
Une rustine née sans doute de bonnes intentions. Mais qui entérine l’idéologie ultra libérale qui considère la santé comme un marché, et un marché juteux, car des malades, quand ça peut payer, ça paie. Avec pour seule limite la faillite personnelle. Comme aux USA, où, toutes les 6 minutes, une famille se retrouve en faillite personnelle par incapacité de rembourser ses frais de santé.
C’est un projet de société. Une société barbare.
Va-t-on demain remplacer aux frontons des mairies notre devise « liberté, égalité, fraternité » par celle de l’UMP et du MEDEF : « paie ou crève »
La sécu agonise. Vive la santé à crédit !

Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - Cécile MOUTTE -
Eric TAILLANDIER –

 
Patients si vous saviez… qui vous représente au sommet de l’Etat… Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-02-2010
Diviser pour régner.
Dresser les uns contre les autres, afin de briser toute possibilité de prise de conscience commune, de défaire les solidarités essentielles.

Débaucher dans le "camp adverse" des individualités qu'on pourra couvrir d'honneurs, et qui insensiblement serviront le pouvoir.

Lorsqu'on est incompétent, nuisible, ce sont probablement les seuls moyens d'éviter d'avoir à faire face à une véritable opposition. Le sarkozysme l'a compris, qui utilise largement ces techniques.

Sur les questions de santé, le pouvoir UMP a longtemps choisi, parmi les représentants syndicaux des médecins, les plus conservateurs. Certains syndicalistes ne représentant quasiment qu'eux-mêmes se voyaient récompensés d'une signature conventionnelle par honneurs et subsides. Et en 2006, Xavier Bertrand fit passer un amendement sénatorial ( l'amendement Vasselle) pour évincer de la représentativité syndicale les vainqueurs des élections professionnelles des représentants des médecins libéraux, pour garder en selle ses "partenaires". Une grande partie des médecins n'a donc pu que retenir sa colère pendant des années, s'arrachant les cheveux lorsque les représentants syndicaux adoubés et bichonnés par le pouvoir venaient squatter les médias en alignant tous les poncifs caricaturals attendus."Quelle représentation donnent-ils de la profession? Quelle image donnent-ils des médecins à nos patients?", ce sont les questions que se posent les médecins spoliés.

Aujourd'hui, le pouvoir fait fort, en étendant son champ de compétence vers la représentation des patients. Politiquement, dans les coulisses, deux entités ont tenté d'occuper cette place hautement symbolique. La Mutualité Française, incarnée par Jean-Pierre Davant, et le CISS, incarné par Christian Saout. Ce dernier fut président d'Aides avant de devenir président du Collectif Interassociatif sur la Santé. Il fut peu de temps après nommé par le Ministère à la Conférence Nationale de Santé, élu président. ( * cf en bas d'article)

Au fil des ans, Christian Saout s'est singularisé par des attaques en règle contre la médecine libérale. Ces attaques étaient toujours brutales, souvent infondées. Sur le ton du badinage, l'ancien magistrat dégoisait sur les médecins, lâchant de petites vacheries, qu'ensuite, en privé, il tournait en dérision. Les aléas du direct, ce genre de choses... Son ironie vis-à-vis du corps médical est liée à sa totale méconnaissance de la médecine générale. Pour le président du CISS, les généralistes ne servent à rien, ne coordonnent rien : il a coutume de dire ( le comique de répétition est son fort) que ce sont aujourd’hui les patients qui coordonnent leurs soins. Adepte de l’éducation thérapeutique des patients ( une fort noble idée, à condition qu’à terme ni les firmes pharmaceutiques ni les assurances privées ne la prennent en charge… ce qui est pourtant dans les cartons…), il entérine la mort de la médecine générale.

Et les années passent. Christian Saout s'est révélé un soutien efficace à la loi HPST de Roselyne Bachelot. Christian Saout a moins parlé des sujets qui fâchent, des franchises sur les soins que la Ministre avait imposées aux plus faibles.

Pendant l'épisode H1N1, la Conférence Nationale de Santé qu'il préside s'est signalée par son mutisme absolu sur la gestion de la pandémie.

Et récemment, sur le sujet de la télétransmission des feuilles de soins, Christian Saout, sur France-Info, a lâché une de ces saouteries poujadistes dont il a le secret, expliquant que les médecins avaient utilisé une prime à la télétransmission octroyée par l'état en 1996 pour acheter des sacs à leur femme ou des Playmobil à leurs enfants. Sur le ton de la boutade, il s'agit, une énième fois, de faire passer les médecins pour des escrocs médiocres, irresponsables, tricheurs, plus occupés à détourner l'argent de l'Assurance-Maladie qu'à soigner leurs patients. L'accusation ne repose sur rien, elle est fausse, mensongère, pathétique même, si on prend le temps de décortiquer le dossier. Qui plus est, sur son site, le CISS enfonce le clou:

« C’est la Cour des comptes qui vient d’annoncer cette triste nouvelle. En effet, une feuille de soins manuscrite coûte 1,74 € à gérer pour l’Assurance maladie. La même feuille de soins coûte 8 fois moins cher par traitement électronique : 0,21 €.
C’est une affaire à 200 millions d’€. Un beau gisement d’économie qui aurait pu nous permettre d’éviter les derniers déremboursements, par exemple.

Comment en est-on arrivé là ? On se le demande car les médecins ont reçu une dotation financière pour leur équipement informatique. Pour en faire quoi ? Pour contempler le clavier. Et, en plus, l’Assurance maladie leur fait un petit geste « commercial » pour appuyer sur la touche « Enter » : 7 centimes d’euro. Il est vrai que c’est un geste très fatiguant !!!!

Il faut maintenant changer d’échelle, et passer de l’invitation subventionnée à la sanction pour non-respect d’une obligation réglementaire. Ceci d’autant que les délais de remboursement occasionnés par le traitement administratif des feuilles de soins papier sont nettement plus longs que le temps nécessaire pour traiter un dossier télé-transmis. Les usagers sont donc les premiers à supporter les conséquences de pratiques dépassées.

Il avait ainsi été envisagé de taxer le refus de pratiquer la feuille de soins électronique (FSE) à hauteur de 50 centimes d’euros. On se demande d’ailleurs pourquoi la taxe ne correspond pas plutôt au différentiel entre le coût de traitement de la FSE et celui de la feuille papier, c'est-à-dire le triple de la taxe envisagée : 1,53 €.


Une fois encore, quand il est question de sauver l’Assurance maladie solidaire, on a le sentiment que les médecins ne se voient pas imposer les contraintes avec le même zèle que les usagers … qui n’ont quant à eux jamais eu à discuter l’augmentation des forfaits, la création des franchises ni le montant des déremboursements. Deux poids deux mesures, donc. Ça suffit ! »



La réalité est toute autre.

La télétransmission des feuilles de soin est un travail administratif, qui facilite le remboursement des assurés. L'Assurance-Maladie l'a externalisé sur les médecins, diminuant ainsi ses charges de personnel au prix d’une diminution de la masse salariale, et laissant ces derniers assumer seuls l'achat du matériel, sa maintenance, le coût des modifications successives du matériel et des logiciels.

Une aide à l'informatisation des médecins a été versée, en 1996... prise sur un fond monétaire issu de leurs propres cotisations!!!!! Seuls les médecins s'engageant alors à télétransmettre 90% de feuilles de soins en ont bénéficié. Cette aide s'est élevée à 9000 francs, soit 1400 euros aujourd'hui. Toute personne utilisant un poste informatique pourra réaliser à quel point cette somme est insuffisante à gérer un poste informatique et le coût d'un appareil de télétransmission sur une quinzaine d'années... La "rémunération" de chaque feuille télétransmise, 7 centimes d'euros, ne couvre pas sur l'année le simple coût de l'abonnement au service de télétransmission ( ne parlons pas du renouvellement matériel et logiciel). En gros, un médecin qui télétransmet une feuille de soins électronique aujourd'hui est rémunéré 7 centimes d'euros, alors qu'il subit les charges de ce travail administratif, et fait gagner aux caisses 1,53 euros... Le CISS s'étonne donc par la voix de son service de presse, cornaqué par son président, que la pénalité que l'on veut imposer en cas d'utilisation d'une feuille de soins papier ne soit que de 50 centimes d'euro... et pas de la totalité de la somme... que le médecin télétransmetteur fait gagner aux caisses... Les cons osent tout, c'est à ça qu'on les reconnaît.

A ce stade, et au-delà de la passe d'armes, nous voudrions demander aux patients de se poser la question que les médecins se posent quand, enragés, impuissants, ils voient dans les médias parader certains représentants syndicaux longtemps choyés par le pouvoir: "Quelle représentation donnent-ils de la profession? Quelle image donnent-ils des médecins à nos patients?". En écho, nous demanderions à ces derniers: « Quelle représentation le président du CISS, amusant la galerie de bon mot en bon mot, donne t'il des patients? En dénigrant les médecins sous la houlette d’un pouvoir qui organise leur disparition en ville et la mise de l’hôpital sous coupe réglée, qui sert-il? »

A ces questions, nous en ajouterions d'autres: "Pourquoi la Conférence Nationale de Santé que préside Christian Saout ne s'est-elle pas intéressée à la gestion de la "pandémie H1N1", alors qu'il est dans l'intitulé de sa mission de formuler des avis et propositions sur les plans et programmes prévus par le gouvernement ou en vue d’améliorer le système de santé en France ; de contribuer à l’organisation de débats publics sur les questions de santé?"

A ceux qui se poseraient la question, nous proposons les éléments de réflexion suivants:

Le budget du Collectif interassociatif sur la santé s'est établi en 2008 à hauteur de *1 860 130 euros*. Il a été financé de la manière suivante :



- Financement Direction Générale de Santé (Ministère) : 70,16%

- Financement CNAMTS ( Assurance-Maladie) : 11,99%

- Conseil régional et CDVA : 4,07%

- CNOP : 4,11%

- Malakoff-Médéric : 1,37%

- Fondation Pfizer : 0,83%

- Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE) : 1,10%

- Crédit Mutuel : 1,34%

- Produits financiers : 0,43%

- Cotisations associations : 0,32%

- Valorisation Bénévolat : 3,23%

- Dotation aux amortissements : 1,01



Christian Lehmann est médecin généraliste, écrivain. Il a été en 2007 à l’origine de la lutte contre les franchises sur les soins.



Bruno-Pascal Chevalier, qui en 2008 avait lancé une grève des soins pour alerter et protester contre les franchises, est co-fondateur de « Ensemble pour une santé solidaire », mouvement d’usagers, de professionnels de la santé, d’organismes et de travailleurs sociaux.

http://ensemblepourunesantesolidaire.fr/





(*) La Conférence nationale de santé (C.N.S.) a été adaptée par la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique. Lieu de concertation sur les orientations des politiques de santé, la Conférence nationale de santé permet aux acteurs du système de santé d’exprimer leurs points de vue sur les politiques de santé, relaie les demandes et les besoins de la population en termes d’état de santé, d’accès au système de santé, et favorise le dialogue entre les usagers, les professionnels, les autres acteurs et les responsables politiques.

La C.N.S. est consultée par le gouvernement lors de la préparation du projet de loi définissant les objectifs de la santé publique ; elle formule des avis et propositions sur les plans et programmes prévus par le gouvernement ou en vue d’améliorer le système de santé en France ; elle contribue à l’organisation de débats publics sur les questions de santé.

PS:

Face à la mauvaise foi et au mensonge, le docteur Dominique Dupagne a choisi l’arme de la dérision.

http://www.atoute.org/n/article145.html
 
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communiqué de presse SNJMG Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-02-2010

 

 

Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 15:15

Christian Saout : le mauvais génie des pouvoirs publics dans la

stigmatisation des médecins

 

Les jeunes médecins généralistes ont appris avec consternation les propos de Christian Saout, Président du Collectif Inter-associatif Sur la Santé  (CISS), accusant les médecins d’avoir acheté, avec l’argent de l’aide à l’informatisation, des « sacs à main pour leurs femmes ou des Playmobil pour leurs enfants ».

Ces propos sont diffamatoires, humiliants pour notre profession, mais hélas

révélateurs d'une stratégie des pouvoirs publics pour enfermer les médecins

dans une situation de nantis qu'il conviendrait de mettre au pas.

Rappelons que Christian Saout est aussi président de la Conférence Nationale

de Santé et qu'il a été un ardent défenseur de la Loi Hôpital, Patient, Santé et

Territoire (HPST). Cette loi présentée par la ministre de la Santé soumet

l'hôpital à la logique commerciale via la T2A, place les médecins généralistes

sous le contrôle de structures technocratiques et détourne des actions de santé

publique au profit de divers lobbies industriels. Ce rôle de soutien de la ministre

lui avait ainsi valu la critique de diverses organisations de patients...

Il n'est donc pas innocent qu'assuré de l'amitié de la ministre de la Santé,

Christian Saout multiplie les provocations contre les médecins. Pas plus tard

que la semaine dernière, il attaquait grossièrement les jeunes médecins (qui

sont en grande majorité des femmes) en pronant la fin de la liberté d'installation :

«On peut très bien exercer à la campagne et avoir trois enfants

polytechniciens. Certes, on n´aura pas de boutique Vuitton à chaque coin de rue »...

Le SNJMG - syndicat d' internes, de remplaçants et de jeunes installés en

Médecine Générale – n'est pas dupe de ces déclarations aux

vieux relents machistes et, bien plus que la personne de Christian Saout, c'est

l'inconscient politique qu'il révèle, qu'il combattra avec détermination.


 
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