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03-04-2010
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nouvel obs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-04-2010

Les réactions à la hausse du forfait hospitalier

Les réactions à la hausse pressentie du forfait hospitalier, annoncée dans le Journal du dimanche, sont nombreuses, lundi 7 septembre. Plutôt confuses à droite, indignées à gauche.
Sur le même sujet


Chez les politiques


- A droite

- Roselyne Bachelot, ministre de la Santé : "Il ne serait pas illégitime qu'il y ait un rattrapage sur le forfait hospitalier (…) parce qu'il n'y a pas eu de rattrapage depuis trois ans", mais une augmentation de 25% lui semble "très élevée". "Le JDD a repris un certain nombre de préconisations de l'assurance maladie (...), qui dataient du mois de juillet", mais "les arbitrages seront rendus à la fin du mois de septembre (…) Aucune décision n'est encore prise".
"A l'hôpital, le pourcentage du reste à charge des ménages est de 3%, donc véritablement les dépenses hospitalières dans leur globalité sont prises en charge par la solidarité nationale".
Le forfait hospitalier couvre"les dépenses d'hôtellerie parce que l'Assurance maladie n'a pas à prendre en charge ces dépenses d'hôtellerie", et que ce forfait "est pris en charge par les mutuelles".
"Les déremboursements se font toujours sur des critères médicaux", explique-t-elle, précisant qu'ils étaient "toujours compensées par l'entrée au catalogue des produits remboursés de médicament de haute qualité". (Déclaration sur France 5, dimanche 6 septembre)

- Luc Chatel, porte-parole du gouvernement : "Le gouvernement à ce jour n'a pas encore arbitré sur ce qui sera proposé au Parlement dans le cadre du financement de la sécurité sociale dans les prochaines semaines". "La situation de la sécurité sociale est fortement dégradée" et "le gouvernement est en train de travailler avec les partenaires sociaux pour pérenniser ce système de santé (…) Ce que je peux vous dire ce soir, c'est que les discussions continuent avec les partenaires sociaux et que le gouvernement aura l'occasion d'arbitrer dans les prochaines semaines en préparation" de la loi de financement de la sécurité sociale. "C'est le ministre compétent en la matière, c'est-à-dire (le ministre du Budget) Eric Woerth, qui doit en priorité échanger avec les partenaires sociaux sur le sujet". (Déclaration sur le Grand jury RTL/Le Figaro/LCI, dimanche 6 septembre)

- Xavier Darcos, ministre du Travail : L'hypothèse d'une augmentation du forfait hospitalier, n'est qu'une "piste de travail", et "ne saurait être tenue pour l'arbitrage définitif du gouvernement".
Dans la journée de dimanche, il avait indiqué que le gouvernement allait augmenter le forfait hospitalier, affirmant qu'il est "obligé de faire cet ajustement".
Il "précise que l'hypothèse d'une augmentation du forfait hospitalier, qu'il a évoquée dans un entretien accordé à l'AFP Vidéo, doit être considérée comme une piste de travail et ne saurait être tenue pour l'arbitrage définitif du gouvernement". Il rappelle que "cette piste figure parmi celles qui ont été remises au gouvernement en juillet dernier par les conseils d'administration des caisses d'assurance-maladie, qui font l'objet d'un examen attentif dans le cadre de la préparation du PLFSS". "En attendant la présentation du PLFSS à la Commission des comptes de la Sécurité sociale, puis au Parlement, aucune des pistes évoquées ne saurait donc être considérée comme définitive". (Communiqué à l'AFP, dimanche 6 septembre)
- "Ce qu'il faut, c'est le rapporter à son prix final, nous étions à 16 euros, nous passons à 20 euros ou quelque chose comme ça (…) Evidemment, cela peut paraître une somme importante, mais pour tenir l'objectif de dépenses de santé, on est obligé de faire cet ajustement (…) Cela peut paraître important, mais je le répète, relativement, c'est une somme modeste par jour pour être accueilli dans un établissement". Déclaration antérieure, à l'AFP-vidéo, dimanche 6 septembre)

- Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP : C'est "une augmentation substantielle mais juste". "Ce n'est pas parce qu'au cours des dernières années, l'augmentation a été plus faible qu'il ne faut pas oublier qu'un jour il y ait nécessité de rattraper ces faibles augmentations (…) Si l'on veut dans les hôpitaux du personnel qualifié, du personnel en nombre suffisant, il faut aussi savoir apporter une petite contribution, un effort particulier pour que l'on puisse l'obtenir". (Déclaration à l'AFP-vidéo, dimanche 6 septembre)

- Eric Woerth, ministre du Budget : "C'est une piste parmi des milliers qui sont sur la table". Il appelle à ne "pas monter sur ses grands chevaux en appelant au drame absolu (…) La seule question qui compte, c'est que l'assurance maladie a quasiment 10 milliards d'euros de déficit", un chiffre qui "remet en cause la solidité même de notre système". "S'il y a des médicaments dont l'efficacité médicale n'est pas prouvée, la question du taux de remboursement se trouve posée (…) Je ne vois pas de raison pour les Français paient sur leurs charges sociales un médicament qui n'est pas efficace". (Déclaration, dimanche 6 septembre)
"Le forfait hospitalier, c'est le remboursement du prix de l'hébergement à l'hôpital, et ça ne concerne pas évidemment le prix des soins". "Le prix de l'hébergement n'a pas été augmenté depuis deux ou trois ans. Il représente 35 euros en moyenne dans les hôpitaux. Aujourd'hui sur les 35 euros, on en demande 16, je pense qu'on peut aller un peu plus loin". "On fait rentrer dans les caisses de la Sécurité sociale 80 millions"
Il faut "faire des économies, à peu près deux milliards et demi".
"Nous devons bien, mesure après mesure, tenter d'enrayer la progression des dépenses. Cette année, la progression des dépenses de l'assurance maladie sera d'à peu près 3,3%". "Les arrêts maladies, c'est évidement une plaie en France. On a connu d'ailleurs une augmentation très forte cette année, donc il y aura des mesures de plus en plus sévères pour lutter contre ceux qui prennent des arrêts maladies qui ne sont pas justifiés sur le plan médical".
"Aussi baisser le prix du médicament, de manière générale parce qu'en France le médicament est cher". (Déclaration sur Europe 1, lundi 7 septembre)


- Christine Lagarde, ministre de l'Economie : Elle ne confirme "pas du tout, parce que ce sont des travaux en cours". "La commission qui va statuer sur ces questions-là se réunira à la fin du mois de septembre (…) c'est tout à fait prématuré, il n'y a pas un seul arbitrage rendu".
Elle précise qu'on ne peut "avoir des dépenses publiques, des avantages sociaux divers et variés, une des meilleures sécurités sociales au monde, sans avoir de l'autre côté des prélèvements. Il faut bien qu'on se le finance tout ça". (Déclaration sur Europe 1, dimanche 6 septembre)

- A gauche


- Marisol Touraine, secrétaire nationale du PS chargée de la santé : Elle juge que les "pistes envisagées" par le gouvernement sont "profondément choquantes".
Elle estime qu'une augmentation du forfait hospitalier va "pénaliser les malades qui sont dans les situations les plus difficiles, alourdir la charge financière des patients se faisant soigner à l'hôpital". Pour elle, une augmentation du forfait hospitalier et le déremboursement de médicaments "c'est exactement la même chose que l'impôt". En outre, "cet impôt pèsera exclusivement sur les épaules des malades". Elle relève que le gouvernement assure dans le même temps qu'il n'y aura "pas d'augmentation des prélèvements obligatoires". (Déclaration à l'AFP, dimanche 6 septembre)


Dans les régions


- Daniel Lorthiois, président du Conseil d'administration du régime local d'assurance maladie d'Alsace-Moselle (régime local spécifique) : "En Alsace-Moselle le forfait hospitalier est intégralement pris en charge par le régime local (…) Si ce forfait augmentait, l'accroissement de charges pour le régime local serait de l'ordre de 13 à 14 millions d'euros par an, soit à peu près une augmentation générale de 3% (…) Cette mesure d'augmentation du forfait hospitalier me satisfait d'autant moins qu'il s'agit d'une charge non maîtrisable (…) Quand quelqu'un a besoin d'être hospitalisé, ce n'est pas pour son plaisir. Là, il s'agit d'un transfert de la dépense sur les malades, pas sur la solidarité nationale. C'est un transfert très net vers les ménages". Selon lui, d'importantes économies pourraient être effectuées sans avoir besoin de toucher au forfait hospitalier.
"Le système de soin n'est pas optimisé dans ce pays, il y a beaucoup d'efforts de réorganisation à faire qui permettraient de faire des économies nettement plus importantes que les 400 millions qui vont être récupérés au niveau national sur cette augmentation du forfait journalier hospitalier (…) "Mais on se heurterait là à des corporatismes puissants et le gouvernement n'osera pas prendre ces mesures". (Le régime local, spécifique en Alsace et en Moselle, est hérité de l'occupation allemande dans l'Est de la France et existe dans sa configuration actuelle depuis 1946. Financé grâce à des prélèvements de 1,6% sur les salaires, il prend notamment en charge le forfait hospitalier dans son intégralité, ndlr) (Déclaration, lundi 7 septembre)


Chez les associations et les syndicats


- FSU: "Le gouvernement feint de croire que les malades seront remboursés par leur complémentaire alors que 7% des français n'ont pas les moyens de s'en payer une, et que toutes ne remboursent pas le forfait. (...) Aujourd'hui plus de 14% des Français déclarent renoncer à des soins, faute d'argent pour les payer". "Les déficits, certes importants, sont dus pour une grande partie au chômage, qui pèse sur les ressources de la sécurité sociale, mais aussi à la loi TEPA, aux politiques d'exonération de charges sociales (...) à la faiblesse de la prévention et à la mauvaise organisation du système de santé" (communiqué).

- UNSA: "Concernant le forfait hospitalier, cela reviendrait à facturer 600 euros pour un malade hospitalisé un mois, ce qui augmente de façon exorbitante le reste à charge des malades". L'Unsa demande "le plafonnement du forfait journalier comme cela existe pour d'autres franchises". (...) "Ces mesures, si elles étaient confirmées, renchériraient de façon importante les cotisations à une mutuelle santé et risquent de conduire les plus défavorisés à ne plus y souscrire" (communiqué).

- FNATH (association d'accidentés du travail): "De telles mesures sont inacceptables et extrêmement choquantes. Face au déficit de l'assurance maladie, les principales pistes du gouvernement portent principalement et une fois de plus sur les malades et (...) risquent d'aggraver encore les difficultés d'accès aux soins sans apporter une réponse adaptée (...) à la dérive de l'assurance maladie.
Ces pistes pénalisent les malades faute de remettre en cause les pratiques des professionnels de santé, leurs revendications tarifaires et leur mode de rémunération. (...) Le gouvernement devrait s'interroger sur la constitutionnalité d'une telle hausse (...), dans un contexte de précarité accrue de nombreux malades" (communiqué).

- Le Ciss (collectif regroupant des associations d'usagers de la santé): "Ainsi donc continue le travail de sape de la couverture solidaire créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale" et "à ce train de réductions annuelles, l'assurance maladie ne couvrira pas plus de 50% de nos dépenses de santé en 2025".
"Au lieu de laisser défaire chaque année un peu plus du pacte social de 1945, nous ferions bien de réfléchir collectivement aux contours du nouveau pacte de solidarité face à la maladie et à la dépendance", a poursuivi le Ciss, appelant "à la tenue d'un Grenelle de la couverture maladie et dépendance" (communiqué).

- Ensemble pour une santé solidaire: "Les charlatans du gouvernement s'agitent au chevet de celle qu'ils sont en train d'assassiner". L'association défend "le droit à la sécurité sociale, pour laquelle, oui, des financements existent, si on choisit par exemple de revenir sur les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches. La Sécurité sociale qui permet à des hommes, des femmes, des enfants, d'être soignés en fonction de leurs besoins et non de leur pouvoir d'achat" (communiqué).

- Cinq organisations syndicales de retraités (CFDT, CGC, CGT, Unsa et la Fédération Générale des retraités de la Fonction Publique) : "Les retraités, comme les salariés, n'ont pas à subir les conséquences d'une crise dont ils ne sont pas responsables". "Le maintien de leur pouvoir d'achat largement affecté par les hausses de prix enregistrées en 2008 et la suppression de la revalorisation des pensions pendant le 1er trimestre 2009". "La publication rapide de mesures concrètes mettant fin aux dépassements abusifs des honoraires médicaux", "la mise en place effective et généralisée de permanences de soins de qualité", "une répartition équilibrée des professionnels de santé sur tout le territoire" ainsi que "l'amélioration des réponses à la hauteur des besoins des personnes en situation de perte d'autonomie" (Communiqué, lundi 7 septembre).

(Nouvelobs.com)
 
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29-03-2010
 
Les réactions à la hausse du forfait hospitalier

Chez les politiques


- A droite

- Roselyne Bachelot, ministre de la Santé : "Il ne serait pas illégitime qu'il y ait un rattrapage sur le forfait hospitalier (…) parce qu'il n'y a pas eu de rattrapage depuis trois ans", mais une augmentation de 25% lui semble "très élevée". "Le JDD a repris un certain nombre de préconisations de l'assurance maladie (...), qui dataient du mois de juillet", mais "les arbitrages seront rendus à la fin du mois de septembre (…) Aucune décision n'est encore prise".
"A l'hôpital, le pourcentage du reste à charge des ménages est de 3%, donc véritablement les dépenses hospitalières dans leur globalité sont prises en charge par la solidarité nationale".
Le forfait hospitalier couvre"les dépenses d'hôtellerie parce que l'Assurance maladie n'a pas à prendre en charge ces dépenses d'hôtellerie", et que ce forfait "est pris en charge par les mutuelles".
"Les déremboursements se font toujours sur des critères médicaux", explique-t-elle, précisant qu'ils étaient "toujours compensées par l'entrée au catalogue des produits remboursés de médicament de haute qualité".
- Luc Chatel, porte-parole du gouvernement : "Le gouvernement à ce jour n'a pas encore arbitré sur ce qui sera proposé au Parlement dans le cadre du financement de la sécurité sociale dans les prochaines semaines". "La situation de la sécurité sociale est fortement dégradée" et "le gouvernement est en train de travailler avec les partenaires sociaux pour pérenniser ce système de santé (…) Ce que je peux vous dire ce soir, c'est que les discussions continuent avec les partenaires sociaux et que le gouvernement aura l'occasion d'arbitrer dans les prochaines semaines en préparation" de la loi de financement de la sécurité sociale. "C'est le ministre compétent en la matière, c'est-à-dire (le ministre du Budget) Eric Woerth, qui doit en priorité échanger avec les partenaires sociaux sur le sujet". (Déclaration sur le Grand jury RTL/Le Figaro/LCI)

- Xavier Darcos, ministre du Travail : L'hypothèse d'une augmentation du forfait hospitalier, n'est qu'une "piste de travail", et "ne saurait être tenue pour l'arbitrage définitif du gouvernement".
Dans la journée de dimanche, il avait indiqué que le gouvernement allait augmenter le forfait hospitalier, affirmant qu'il est "obligé de faire cet ajustement".
Il "précise que l'hypothèse d'une augmentation du forfait hospitalier, qu'il a évoquée dans un entretien accordé à l'AFP Vidéo, doit être considérée comme une piste de travail et ne saurait être tenue pour l'arbitrage définitif du gouvernement". Il rappelle que "cette piste figure parmi celles qui ont été remises au gouvernement en juillet dernier par les conseils d'administration des caisses d'assurance-maladie, qui font l'objet d'un examen attentif dans le cadre de la préparation du PLFSS". "En attendant la présentation du PLFSS à la Commission des comptes de la Sécurité sociale, puis au Parlement, aucune des pistes évoquées ne saurait donc être considérée comme définitive". (Communiqué à l'AFP)
- "Ce qu'il faut, c'est le rapporter à son prix final, nous étions à 16 euros, nous passons à 20 euros ou quelque chose comme ça (…) Evidemment, cela peut paraître une somme importante, mais pour tenir l'objectif de dépenses de santé, on est obligé de faire cet ajustement (…) Cela peut paraître important, mais je le répète, relativement, c'est une somme modeste par jour pour être accueilli dans un établissement". Déclaration antérieure, à l'AFP-vidéo)

- Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP : C'est "une augmentation substantielle mais juste". "Ce n'est pas parce qu'au cours des dernières années, l'augmentation a été plus faible qu'il ne faut pas oublier qu'un jour il y ait nécessité de rattraper ces faibles augmentations (…) Si l'on veut dans les hôpitaux du personnel qualifié, du personnel en nombre suffisant, il faut aussi savoir apporter une petite contribution, un effort particulier pour que l'on puisse l'obtenir". (Déclaration à l'AFP-vidéo)
- Eric Woerth, ministre du Budget : "C'est une piste parmi des milliers qui sont sur la table". Il appelle à ne "pas monter sur ses grands chevaux en appelant au drame absolu (…) La seule question qui compte, c'est que l'assurance maladie a quasiment 10 milliards d'euros de déficit", un chiffre qui "remet en cause la solidité même de notre système". "S'il y a des médicaments dont l'efficacité médicale n'est pas prouvée, la question du taux de remboursement se trouve posée (…) Je ne vois pas de raison pour les Français paient sur leurs charges sociales un médicament qui n'est pas efficace". (Déclaration, dimanche 6 septembre)
"Le forfait hospitalier, c'est le remboursement du prix de l'hébergement à l'hôpital, et ça ne concerne pas évidemment le prix des soins". "Le prix de l'hébergement n'a pas été augmenté depuis deux ou trois ans. Il représente 35 euros en moyenne dans les hôpitaux. Aujourd'hui sur les 35 euros, on en demande 16, je pense qu'on peut aller un peu plus loin". "On fait rentrer dans les caisses de la Sécurité sociale 80 millions"
Il faut "faire des économies, à peu près deux milliards et demi".
"Nous devons bien, mesure après mesure, tenter d'enrayer la progression des dépenses. Cette année, la progression des dépenses de l'assurance maladie sera d'à peu près 3,3%". "Les arrêts maladies, c'est évidement une plaie en France. On a connu d'ailleurs une augmentation très forte cette année, donc il y aura des mesures de plus en plus sévères pour lutter contre ceux qui prennent des arrêts maladies qui ne sont pas justifiés sur le plan médical".
"Aussi baisser le prix du médicament, de manière générale parce qu'en France le médicament est cher". (Déclaration sur Europe 1)

- Christine Lagarde, ministre de l'Economie : Elle ne confirme "pas du tout, parce que ce sont des travaux en cours". "La commission qui va statuer sur ces questions-là se réunira à la fin du mois de septembre (…) c'est tout à fait prématuré, il n'y a pas un seul arbitrage rendu".
Elle précise qu'on ne peut "avoir des dépenses publiques, des avantages sociaux divers et variés, une des meilleures sécurités sociales au monde, sans avoir de l'autre côté des prélèvements. Il faut bien qu'on se le finance tout ça". (Déclaration sur Europe 1
- A gauche


- Marisol Touraine, secrétaire nationale du PS chargée de la santé : Elle juge que les "pistes envisagées" par le gouvernement sont "profondément choquantes".
Elle estime qu'une augmentation du forfait hospitalier va "pénaliser les malades qui sont dans les situations les plus difficiles, alourdir la charge financière des patients se faisant soigner à l'hôpital". Pour elle, une augmentation du forfait hospitalier et le déremboursement de médicaments "c'est exactement la même chose que l'impôt". En outre, "cet impôt pèsera exclusivement sur les épaules des malades". Elle relève que le gouvernement assure dans le même temps qu'il n'y aura "pas d'augmentation des prélèvements obligatoires". (Déclaration à l'AFP, dimanche 6 septembre)


Dans les régions


- Daniel Lorthiois, président du Conseil d'administration du régime local d'assurance maladie d'Alsace-Moselle (régime local spécifique) : "En Alsace-Moselle le forfait hospitalier est intégralement pris en charge par le régime local (…) Si ce forfait augmentait, l'accroissement de charges pour le régime local serait de l'ordre de 13 à 14 millions d'euros par an, soit à peu près une augmentation générale de 3% (…) Cette mesure d'augmentation du forfait hospitalier me satisfait d'autant moins qu'il s'agit d'une charge non maîtrisable (…) Quand quelqu'un a besoin d'être hospitalisé, ce n'est pas pour son plaisir. Là, il s'agit d'un transfert de la dépense sur les malades, pas sur la solidarité nationale. C'est un transfert très net vers les ménages". Selon lui, d'importantes économies pourraient être effectuées sans avoir besoin de toucher au forfait hospitalier.
"Le système de soin n'est pas optimisé dans ce pays, il y a beaucoup d'efforts de réorganisation à faire qui permettraient de faire des économies nettement plus importantes que les 400 millions qui vont être récupérés au niveau national sur cette augmentation du forfait journalier hospitalier (…) "Mais on se heurterait là à des corporatismes puissants et le gouvernement n'osera pas prendre ces mesures". (Le régime local, spécifique en Alsace et en Moselle, est hérité de l'occupation allemande dans l'Est de la France et existe dans sa configuration actuelle depuis 1946. Financé grâce à des prélèvements de 1,6% sur les salaires, il prend notamment en charge le forfait hospitalier dans son intégralité, ndlr) (Déclaration, lundi 7 septembre)


Chez les associations et les syndicats


- FSU: "Le gouvernement feint de croire que les malades seront remboursés par leur complémentaire alors que 7% des français n'ont pas les moyens de s'en payer une, et que toutes ne remboursent pas le forfait. (...) Aujourd'hui plus de 14% des Français déclarent renoncer à des soins, faute d'argent pour les payer". "Les déficits, certes importants, sont dus pour une grande partie au chômage, qui pèse sur les ressources de la sécurité sociale, mais aussi à la loi TEPA, aux politiques d'exonération de charges sociales (...) à la faiblesse de la prévention et à la mauvaise organisation du système de santé" (communiqué).

- UNSA: "Concernant le forfait hospitalier, cela reviendrait à facturer 600 euros pour un malade hospitalisé un mois, ce qui augmente de façon exorbitante le reste à charge des malades". L'Unsa demande "le plafonnement du forfait journalier comme cela existe pour d'autres franchises". (...) "Ces mesures, si elles étaient confirmées, renchériraient de façon importante les cotisations à une mutuelle santé et risquent de conduire les plus défavorisés à ne plus y souscrire" (communiqué).

- FNATH (association d'accidentés du travail): "De telles mesures sont inacceptables et extrêmement choquantes. Face au déficit de l'assurance maladie, les principales pistes du gouvernement portent principalement et une fois de plus sur les malades et (...) risquent d'aggraver encore les difficultés d'accès aux soins sans apporter une réponse adaptée (...) à la dérive de l'assurance maladie.
Ces pistes pénalisent les malades faute de remettre en cause les pratiques des professionnels de santé, leurs revendications tarifaires et leur mode de rémunération. (...) Le gouvernement devrait s'interroger sur la constitutionnalité d'une telle hausse (...), dans un contexte de précarité accrue de nombreux malades" (communiqué).

- Le Ciss (collectif regroupant des associations d'usagers de la santé): "Ainsi donc continue le travail de sape de la couverture solidaire créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale" et "à ce train de réductions annuelles, l'assurance maladie ne couvrira pas plus de 50% de nos dépenses de santé en 2025".
"Au lieu de laisser défaire chaque année un peu plus du pacte social de 1945, nous ferions bien de réfléchir collectivement aux contours du nouveau pacte de solidarité face à la maladie et à la dépendance", a poursuivi le Ciss, appelant "à la tenue d'un Grenelle de la couverture maladie et dépendance" (communiqué).

- Ensemble pour une santé solidaire: "Les charlatans du gouvernement s'agitent au chevet de celle qu'ils sont en train d'assassiner". L'association défend "le droit à la sécurité sociale, pour laquelle, oui, des financements existent, si on choisit par exemple de revenir sur les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches. La Sécurité sociale qui permet à des hommes, des femmes, des enfants, d'être soignés en fonction de leurs besoins et non de leur pouvoir d'achat" (communiqué).

- Cinq organisations syndicales de retraités (CFDT, CGC, CGT, Unsa et la Fédération Générale des retraités de la Fonction Publique) : "Les retraités, comme les salariés, n'ont pas à subir les conséquences d'une crise dont ils ne sont pas responsables". "Le maintien de leur pouvoir d'achat largement affecté par les hausses de prix enregistrées en 2008 et la suppression de la revalorisation des pensions pendant le 1er trimestre 2009". "La publication rapide de mesures concrètes mettant fin aux dépassements abusifs des honoraires médicaux", "la mise en place effective et généralisée de permanences de soins de qualité", "une répartition équilibrée des professionnels de santé sur tout le territoire" ainsi que "l'amélioration des réponses à la hauteur des besoins des personnes en situation de perte d'autonomie"

(Nouvelobs.com)
 
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29-01-2010
Le PCF soutient le malade du Sida en grève des soins
NOUVELOBS.COM | 23.06.2008 | 22:33

Marie-Georges Buffet salue "un acte courageux" et estime

"qu'il doit être entendu" et que les franchises "doivent être

supprimées".

(Reuters)

(Reuters)

 

Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida en grève des soins pour protester contre les franchises médicales, a reçu vendredi 11 janvier le soutien de Marie-Georges Buffet, la secrétaire nationale du PCF et députée de Seine-Saint-Denis.
D'après un communiqué du Parti, Mme Buffet est venue lui rendre visite, en compagnie de Richard Sanchez, membre du Comité exécutif national du PCF, et de Marjolaine Rose, maire de Morsang-sur-Orge (Essonne), lieu de résidence de Bruno-Pascal Chevalier.

"Une attaque à l'un de nos droits fondamentaux"


L'action de M. Chevalier "vise à protester contre cette attaque de l'un de nos droits fondamentaux, l'accès aux soins pour tous, quels que soient ses revenus", estime la députée de Seine-Saint-Denis dans le communiqué. La dirigeante PCF salue "cet acte courageux", et estime qu'il "doit être entendu", et que les franchises "doivent être supprimées". Elle appelle ceux qui veulent soutenir l'action de Bruno-Pascal Chevalier à écrire un message sur son blog.
Ce travailleur social, atteint du sida, a arrêté de prendre ses traitements il y a trois mois, moment de l'application de la loi. Les franchises médicales mises en place par le gouvernement sont un montant non remboursable par la Sécurité sociale, à la charge des patients.
 
Erik vice président de notre association Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-08-2009

www.ensemblepourunesantesolidaire.fr

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quotidient du médecin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-06-2009

La loi Bachelot a franchi un nouveau cap

Le texte des sénateurs

IL AURA FALLU 25 jours aux sénateurs pour venir à bout du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires. Dans la nuit du 5 au 6 juin, ils ont finalement adopté le texte par 177 voix contre 153. En voici les principaux points.

Réforme de l’hôpital

• La gouvernance de l’hôpital public est de nouveau toilettée. Conseils de surveillance, directoires, communautés hospitalières de territoire… l’architecture votée par les sénateur est inchangée mais sous la façade, les lignes ont bougé. En outre, les CHU sont désormais concernés par la réforme.

Désormais, le président de la commission médicale d'établissement (CME), vice-président du directoire, élabore, en conformité avec le contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens, le projet médical de l'établissement. Il coordonne avec le directeur la politique médicale de l'établissement. Le directoire, à majorité médicale, approuve le projet médical et prépare le projet d'établissement.

Le directeur nomme les médecins au directoire sur présentation d'une liste de propositions établie par le président de la CME. S’il y a désaccord, le directeur peut demander une nouvelle liste ; en cas de nouveau désaccord, il nomme les membres de son choix. Même chose pour les chefs de pôle. Schéma identique également pour les contrats de pôle (le président de la CME donne son avis, le directeur de l’hôpital tranche).

• Les services sont de retour.Avec les unités fonctionnelles, ils sont nommément réapparus dans le texte.

• Les nouveaux contrats médicaux à l’hôpital, basés sur des objectifs qualitatifs et quantitatifs, soumis à rémunération variable ont reçu l’aval des sénateurs qui appellent ces médecins des « cliniciens hospitaliers ».

Par ailleurs, un directeur d’hôpital peut, sur proposition du chef de pôle, après avis du président de la CME, admettre des médecins, sages-femmes et odontologistes exerçant à titre libéral à participer aux soins dans ses murs. À l’inverse, la loi interdit pendant deux ans aux médecins hospitaliers démissionnaires de concurrencer via un exercice libéral l’établissement qu’ils ont quitté.

• Les médecins des cliniques ont davantage voix au chapitre.Quand une clinique exerce des missions de service public, ses médecins doivent les mettre en œuvre mais s’ils ne le font pas, la clinique ne peut plus rompre de manière unilatérale le contrat d’exercice du médecin. Par ailleurs, désormais, dans les cliniques, la CME participe à l'élaboration de tous les contrats qui ont une incidence sur la pratique médicale de l'établissement.

Médecine libérale

• Le contrat de santé solidarité a été réintroduit. Si d’ici trois ans les mesures incitatives à l’installation n’ont pas porté leurs fruits, les praticiens des zones surdenses devront prêter main-forte à leurs confrères des zones déficitaires en offre de soins ou à défaut s’acquitter d’une taxe annuelle d’un montant proche de 3 000 euros.

• Une répartition quinquennale des postes d’internat est prévue, sur proposition de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS).

• Un contrat d’engagement de service public est mis en place à destination des étudiants et internes. Ces derniers pourront bénéficier d’une bourse mensuelle versée par le centre national de gestion (CNG) jusqu’à la fin de leurs études médicales s’ils s’engagent en contrepartie à exercer à la fin de leur formation dans une zone sous dotée. La durée de leur engagement est égale à celle pendant laquelle l’allocation leur a été versée et ne peut être inférieure à deux ans.

• Le développement professionnel continu (DPC) est entériné. Ce concept fait fusionner la formation médicale continue (FMC) et l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP). Le DPC sera obligatoire. Un décret en conseil d’État devra préciser les modalités de sa mise en place.

• La médecine générale est inscrite au Code de la santé publique et les soins de premier recours sont définis dans la loi. À partir de la rentrée universitaire 2009-2010 et pendant quatre ans, la loi prévoit la création de 20 postes de professeurs des universités, 30 postes pour les maîtres de conférence et 50 postes de chefs de clinique pour la discipline de médecine générale.

• Les sénateurs ont modifié le parcours de soins en autorisant les patients à

se rendre en accès direct sans restriction chez l'ophtalmologiste, le

psychiatre ou le gynécologue.

• Le testing dans les cabinets professionnels n’est pas reconnu comme mode de preuve dans les refus de soins. L’IGAS pourra effectuer des contrôles dans les cabinets médicaux.

• Lorsqu’un médecin « se dégage de sa mission de soins pour des raisons professionnelles ou personnelles », il doit indiquer à ses patients le confrère auquel ils pourront s’adresser en son absence. Le praticien doit également informer le conseil départemental de l’ordre de ses absences programmées selon les modalités définies par décret.

• La réforme de la biologie médicale par ordonnance est confirmée.

• L’expérimentation du dossier médical personnel sur clé USB est prévue avant le 31 décembre 2010.

• La permanence des soins est confiée aux agences régionales de santé (ARS).

• Les assurés ou ayants droit de 16 à 25 ans pourront bénéficier chaque année d’une consultation de prévention, réalisée par un médecin généraliste, pour laquelle ils sont dispensés de l’avance des frais.

• La refonte des ordres professionnels s’accompagne d’un changement de périodicité des mandats (renouvellement par moitié tous les 3 ans) et de la création d’un statut de l’élu ordinal.

Prévention et santé publique

• L’éducation thérapeutique, précisent les sénateurs, s’inscrit dans le parcours de soins du patient. Elle a pour objectif de le rendre plus autonome en facilitant son adhésion aux traitements prescrits et en améliorant sa qualité de vie. Elle ne peut conditionner le remboursement des actes et des médicaments afférents à la maladie. Les programmes d’éducation thérapeutique sont proposés au malade par le médecin prescripteur et donnent lieu à un programme personnalisé. Tout contact entre le malade, son entourage avec une entreprise pharmaceutique, de matériel médical est interdit. Un rapport sera présenté au Parlement avant le 31 décembre 2010 sur la mise en œuvre des programmes d’éducation thérapeutique, leur financement et sur la création éventuelle d’un fonds national

• Les sénateurs ont prévu que les infirmières et les pharmaciens pourraient renouveller, pour une durée maximale de six mois non reconductible, les prescriptions, datant de moins d’un an, des contraceptifs oraux. Ces spécialités seront remboursées.

• Revenant sur une disposition votée par les députés, les sénateurs ont autorisé la vente de boissons alcoolisées dans les boutiques des autoroutes et dans les lieux de restauration de ces autoroutes. En revanche, aucune vente n’étast autorisée sur les aires de repos et service.

L’interdiction de vente aux moins de 18 ans est également maintenue.

• Enfin, le Sénat s’est déclaré favorable à la fusion, au sein d’un nouvel établissement public, de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments et de l’Agence de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail. Le gouvernement pourra procéder à cette réforme par ordonnance.

Les agences régionales de santé (ARS)

• Les ARS rassembleront à partir de 2010 les ARH, DDASS, DRASS, CRAM, URCAM…

• Elles seront chargées de décliner les politiques nationales de santé au niveau régional.

• Elles piloteront notamment le schéma régional de l’organisation des soins qui concernera aussi la médecine libérale.

• Un contrat va déterminer pour 4 ans les objectifs pluriannuels de gestion du risque.

• Un conseil national sera chargé de piloter les ARS et d’évaluer périodiquement les résultats de leur action.

• Le directeur de l’ARS sera nommé en conseil des ministres. Le conseil de surveillance est chargé de se prononcer sur le budget de l’agence, émettre un avis sur le plan stratégique régional de santé, le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens de l’agence, ainsi qu’au moins une fois par an, sur les résultats de l’action de l’agence.

• L’ARS détermine les zones où seront mises en œuvre les mesures destinées à favoriser une meilleure répartition géographique des professionnels de santé, des maisons de santé, des pôles de santé et des centres de santé.

• Les unions régionales des professionnels de santé (URPS) vont voir le jour avec une représentation des médecins dans trois collèges professionnels. La validité des conventions et accords est subordonnée à leur signature par une ou plusieurs organisations reconnues représentatives au niveau national aux élections à l'URPS regroupant au moins 30 % des suffrages exprimés au niveau national dans chacun des trois collèges

› KARINE PIGANEAU, JACQUES DEGAIN ET CHRISTOPHE GATTUSO

Le Quotidien du Médecin du : 10/06/2009

 
à SARAN Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-06-2009

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ensemble pour une sante solidaire dans Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
21-04-2009
 
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Dernière mise à jour : ( 21-04-2009 )
 
LIBE.FR    
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

http://fr.news.yahoo.com/76/20090420/tfr-projet-de-loi-bachelot-la-ministre-e-2eb149a.html

Rassemblement contre la loi Bachelot à Orléansenvoyé par CitoyenTV SANTÉ. La réponse de Roselyne Bachelot, ministre de la santé, aux 25 Lire la suite l'article

patrons hospitaliers signataires d'une pétition «contre la mort de l'hôpital public» ne fait pas que des convaincus, tant dans l'univers hospitalier que chez les usagers. Vendredi, au cours d'un déplacement à Vendôme (Loir-et-Cher), la ministre porteuse du projet de loi «hôpital, patients, santé, territoires» (HPST) a affirmé que les craintes des médecins n'avaient aucune raison d'être: «Ce qui m'a frappée, c'est que les craintes exprimées par ces médecins ne sont pas fondées. La loi que j'ai l'honneur de présenter au parlement protège le pouvoir médical». (Lire la suite...) «En affirmant (cela), la ministre des franchises médicales affiche avec force son mépris à l'encontre de la communauté médicale», déclare Éric Taillandier, porte-parole régional du mouvement Ensemble pour une santé solidaire. «Roselyne Bachelot est plus préoccupée par la santé des actionnaires que par celle des Français», affirme ce militant anti-franchises médicales interviewé par Libération. Dans leur pétition parue jeudi dans le Nouvel observateur, les 25 patrons hospitaliers ne disent pas autre chose: «Le maître mot n'est plus la santé, mais la rentabilité». «L'inquiétude et la colère des professionnels de la santé qui essaient de résister à la politique comptable du gouvernement est légitime», insiste Éric Taillandier. Au niveau national, le Collectif malades solidaires appelle au «retrait total de cette loi inique». Loi qui devrait être examinée par les sénateurs à compter du 11 mai prochain. Mourad Guichard
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LibéOrléans    
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

Projet de loi Bachelot: «la ministre est plus préoccupée par la

santé des actionnaires que par celle des Français»

LibéOrléans : http://www.libeorleans.fr/libe/2009/04/projet-de-loi-b.html

SANTÉ. La réponse de Roselyne Bachelot, ministre de la santé, aux 25 patrons hospitaliers signataires d’une pétition «contre la mort de l’hôpital public» ne fait pas que des convaincus, tant dans l’univers hospitalier que chez les usagers. Vendredi, au cours d’un déplacement à Vendôme (Loir-et-Cher), la ministre porteuse du projet de loi «hôpital, patients, santé, territoires» (HPST) a affirmé que les craintes des médecins n’avaient aucune raison d’être: «Ce qui m'a frappée, c'est que les craintes exprimées par ces médecins ne sont pas fondées. La loi que j'ai l'honneur de présenter au parlement protège le pouvoir médical». (Lire la suite...)

«En affirmant (cela), la ministre des franchises médicales affiche avec force son mépris à l’encontre de la communauté médicale», déclare Éric Taillandier, porte-parole régional du mouvement Ensemble pour une santé solidaire. «Roselyne Bachelot est plus préoccupée par la santé des actionnaires que par celle des Français», affirme ce militant anti-franchises médicales interviewé par Libération.

Dans leur pétition parue jeudi dans le Nouvel observateur, les 25 patrons hospitaliers ne disent pas autre chose: «Le maître mot n’est plus la santé, mais la rentabilité». «L’inquiétude et la colère des professionnels de la santé qui essaient de résister à la politique comptable du gouvernement est légitime», insiste Éric Taillandier.

Au niveau national, le Collectif malades solidaires appelle au «retrait total de cette loi inique». Loi qui devrait être examinée par les sénateurs à compter du 11 mai prochain.

Mourad Guichard

 
AGORAPRESS.COM    
  

Par : Antonio Dias

 

 http://pagesperso-orange.fr/agorapress.com/Societe.htm
Orléans, Loiret, France 20/04/09 - La crise économique et financière frappe particulièrement et de plein fouet les plus
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fragiles : salariés, retraités, étudiants, chômeurs, et pourtant le gouvernement de Nicolas Sarkozy veut imposer la loi Bachelot, une loi "inique" selon les organisations syndicales et associatives, qui selon eux toujours " remet directement en cause le droite à la santé".
Voyons donc ce qui pourrait s'avérer vrai ou faux?

 

Déjà en vigueur : - les franchises médicales. Le dépassement d'honoraires. Les déremboursements massifs de médicaments. Le forfait journalier. L'augmentation des complémentaires mais aussi la réduction de personnel, et une dégradation des soins qui va en s'accentuant. La fermeture programmée de services et d'hôpitaux de proximité - .

 

Le système de santé français était une référence. Aujourd'hui cela n'est plus vrai …?

 

Il est vrai que cela l'était encore, mais depuis deux ans, depuis cela est faux.

La France vient de passer du 2 ème au 10 ème rang dans le classement international des systèmes de santé.

Ce qui est une conséquence pour le moins logique contenu de cette logique comptable qui guide le gouvernement actuel; sacrifiant ainsi au demeurant l(es)'être(s) humain(s) et leur santé sur l'autel des simples profits.

 

La Sécurité social est en déficit

 

Encore là cela s'avéré être un faux!

Sinon voyons cette simple vérité qui est cachée par le gouvernement.

Au nom du combat contre le déficit, on remet en cause le principe fondateur de la Sécurité Social.

Principe qui dit : " chacun paye en fonction de ses moyens. Chacun a le droit d'être soigné selon ses besoins".

l'État vole "selon les organisations syndicales" une partie du budget de la Sécurité Social.

•  Les taxes sur le tabac (7,8 milliards).

•  Taxes sur l'alcool (3,5 milliards).

•  Taxes industries polluantes (1,2 milliards).

•  Retard paiement des entreprises (3,9 milliards).

Si l'ensemble de ces sommes étaient reversées, la Sécurité Social serait excédentaire de pas moins de 11 milliards.

 

Il paraît que les hôpitaux plombent le déficit de la Sécurité Social

 

Encore là c'est un faux!

La part des dépenses consacrées à l'hôpital public est en baisse depuis une vingtaine d'années.

Elle est passée de 42 à 34%;

En outre les hôpitaux sont en dessous des objectifs budgétaires prévus : 187 millions € non dépensés.

Par contre la médecine privée dépasse les objectifs de 3 milliards

 

Les hôpitaux ne manquent pas de moyens financiers

 

Faux, et archi faux!
Le nombre de cliniques commerciales bénéficiant des aides publiques ont été rachetées par des fonds de pensions américains, et leurs actionnaires perçoivent en moyenne 15 % par an de dividendes.
Elles semblent choisir les maladies " rentables" (chirurgie, maternité..), laissant à l'hôpital les soins les plus lourds et non rentables (maladies chroniques et gériatrie…) c'est ce qui conduit (toujours selon les organisations syndicales) les hôpitaux à l'asphyxie financière.
Les missions de service public et la permanence des soins ont un coût qui n'est pas financé à l'hauteur des moyens mis en œuvre.
Roselyne Bachelot, semble avoir trouvé la parade puisque elle préconise que : - les hôpitaux fonctionnent comme les cliniques privés. La question posée est celle-ci ! Au profit et au détriment de qui ?

 

Un faux encore plus évident ce qui est encore plus grave …

 

Selon Roselyne Bachelot, et le gouvernement avec cette loi les français d'une façon générale auront un meilleur accès aux soins et cela sur l'ensemble du territoire.

La majorité des français voudraient bien la croire et pourtant c'est un mensonge sinon voyons ce qui se passe déjà au quotidien: - Dans l'état actuel un nombre incalculable de personnes ne peuvent pas se soigner, et au dire des spécialistes – la situation va s'aggraver considérablement avec cette loi qui va étrangler encore plus le service public, faisant la part belle aux lobbies privés.

 

Il y a pour commencer un manque cruel de personnels, ajoutez à cela une prévision de 20.000 suppressions de postes de travail. Les fermetures de services et d'hôpitaux de proximité au pas cadencé qui inévitablement considérés comme non rentables vont sans doute fermer, rendant difficile à une grande partie de la population un accès aux soins à proximité de leur domicile.

 

Gérer un hôpital comme une entreprise pour qu'il devienne rentable

 

La trouvaille de Roselyne Bachelot pour encrer l'hôpital public sur le chemin de la rentabilité, à été de confier la direction d'un hôpital, pas a un médecin mais un homme certes honorable mais qui tiendra compte d'abord ce qui est rentable et restera ouverte au public et l'autre partie qui accumule les dépenses et les déficits qu'il faudra un jour où l'autre fermer.

Donc un super patron sans aucune connaissance médicale.

Demain si cet hôpital et ce super patron voit le jour, le gouvernement continuera à faire des beaux discours sur les missions du service public, espérant ainsi tromper tout le monde; sauf que la dure réalité sera bien une autre.

Quel français pourra demain lorsque il se fera soigner à l'hôpital où ailleurs, quand les dépassements d'honoraires deviendront exorbitants?

Qui pourra assumer le forfait hospitalier?

Le supplément pour une chambre seule ?

Et puis les franchises?

Et puis ….

 

Soyez vous-mêmes les juges, et cherchez qui dit vrai et qui dit faux? C'est votre, "notre" intérêt social.

C'est le droit de se faire soigner qui est en jeu. C'est l'avenir au droit à une santé pour tous qui est sans doute en danger si ….

 

Source: chiffres et données – association: Ensemble Pour une Santé Solidaire -

 
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06-10-2008
EXCLUSIF - Françoise Barré-Sinoussi: «Des pistes de recherche n'ont pas encore été abordées.»
Françoise Barré-Sinoussi, 61 ans, a reçu avec le professeur Luc Montagnier le prix Nobel de médecine pour ses travaux qui ont permis, en 1983, d'isoler le virus VIH (lire article du 6 octobre). Lorsqu'elle a appris la nouvelle, ce lundi 6 octobre, elle se trouvait à l'Institut Pasteur du Cambodge, où elle dirige le site de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS) en Asie du Sud-Est. Interrogée, à Phnom Penh, en exclusivité pour Têtu, elle a rendu hommage aux militants des associations de lutte contre le sida et s'est exprimée en faveur de l'accès aux médicaments génériques pour les pays du Tiers-Monde.

Ce prix met-il fin à la polémique sur la paternité de la découverte du virus du sida?
De mon point de vue, cette polémique avait déjà trouvé son point final depuis longtemps. Aujourd'hui, néanmoins, c'est le professeur Luc Montagnier et moi-même qui avons été désignés, et pas l'équipe américaine. Cela dit, il faut reconnaître les travaux des chercheurs américains. Il est vrai qu'il s'est écoulé un long moment entre 1983 et la remise de ce prix, mais ce n'est pas le premier exemple en la matière, et cela ne provient pas de la polémique.

Aujourd'hui, où en est la recherche pour un vaccin contre le sida?
On ne peut absolument pas dire à quel horizon un vaccin sera disponible, ni s'il existera un jour. Mais des pistes entières de la recherche n'ont pas encore été abordées, et j'espère que, grâce à ce prix, les efforts vont s'amplifier.

Dans les pays du Tiers-Monde, certains organismes américains
continuent de considérer l'abstinence comme un des trois piliers de la
prévention contre le sida, avec le préservatif et la fidélité…

Il est vrai qu'une classe d'hommes politiques américains organise des campagnes sur l'abstinence, mais aujourd'hui, ils en sont bien revenus. Sur le terrain, la grande majorité des professionnels, y compris américains, ne se retrouvent plus dans la promotion de l'abstinence, heureusement.

En France, après l'instauration des franchises médicales, plusieurs patients ont annoncé une «grève de soins», et l'un d'entre eux, séropositif, a arrêté son traitement pendant plusieurs mois. Que pensez-vous de cette démarche?
Je suis proche des activistes des associations de lutte contre le sida, qui ont beaucoup fait avancer les choses. Mais je ne me retrouverai jamais dans une démarche aussi dangereuse, à titre individuel ou collectif. Je ne comprends pas cette méthode, ce n'est pas une décision juste, quel que soit le but recherché.


Approuvez-vous la volonté affichée de Roselyne Bachelot (non encore suivie de faits) de permettre aux gays de donner leur sang?
Je m'oppose fermement à toutes les discriminations. Mes amis activistes ont raison de lutter contre elles, mais il faut trouver les moyens de responsabiliser tous les donneurs de sang potentiels, et pas seulement les homosexuels. Lorsque quelqu'un a un doute sur son statut sérologique, il doit absolument éviter de donner son sang. Chacun doit être responsable, c'est tout.

En 2007, un conflit a opposé Abbott au gouvernement thaïlandais car le laboratoire refusait de baisser ses prix sur deux antirétroviraux. Approuvez-vous la fermeté de Bangkok dans sa réaction?
Oui, c'est grâce à ce type d'actions, en mettant la pression sur les grosses compagnies pharmaceutiques, qu'on a obtenu des résultats en matière d'accès aux médicaments génériques dans les pays du Tiers-Monde.

Le Cambodge, où vous travaillez, est souvent cité comme un exemple parmi les pays du tiers-monde dans le domaine de la lutte contre le sida. Pourtant, le gouvernement a récemment adopté une loi interdisant la prostitution, abandonnant sa politique «100% préservatif» lors des rapports sexuels tarifés…
C'est vrai. Mais comme on le sait, ce type d'interdit n'est jamais respecté. Je pense qu'en continuant à faire la promotion du préservatif de façon générale, on touchera aussi les prostituées. J'espère aussi que ce prix attirera l'attention des jeunes sur la nécessité de continuer à se protéger, au moyen du préservatif et des antirétroviraux.

Photo: Françoise Barré-Sinoussi, peu après l'annonce de son prix Nobel («Têtu»).
 

 

Copyright tetu.com

par Adrien Le Gal
 
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20-05-2008
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