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Nous lançons aujourd’hui un questionnaire sur l’accès aux soins, afin de mobiliser l’opinion publique, les usagers, les politiques, sur l’état de notre système de santé, et l’urgence du combat pour sauver la sécu.
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22-05-2008

Plus qu’un souvenirLe meilleur système de soin du monde  

EN L’AN 2000, le rapport annuel de l’Organisation mondiale de la santé 1 portait sur les systèmes de santé dans le monde et opérait le classement des États membres selon une batterie de critères portant sur l’efficacité, l’espérance de vie, l’accessibilité et autres. Le système de santé français avait été classé premier: surtout, il était démontré que la dépense publique française de santé (au 4e rang dans le classement) permettait un excellent niveau de soin, alors que le 1er en termes de dépense, les États-Unis, ne décrochait que la 37e place, prouvant ainsi que l’inflation des coûts liée à un secteur privé pléthorique n’est pas synonyme de qualité.La publication de ce rapport n’avait pas eu à l’époque, en France, l’écho qu’il aurait mérité dans nos gazettes; trop occupés à « réformer » un système de santé qu’on nous présentait au bord du gouffre financier, les dirigeants ont soigneusement évité d’ébruiter cette mauvaise nouvelle, qui aurait pu contrecarrer leur plan de « sauvetage ». Depuis cette date, l’OMS n’a pas publié de nouveau classement, mais il y a fort à parier que cette anomalie, ce meilleur système de santé au monde, financé par la collectivité, soit corrigée.

 À l’aide de coupes budgétaires, de fermetures d’hôpitaux, de réductions drastiques du nombre de médecins et de personnel soignant, les performances ont dû s’aligner sur celles des pays pratiquant en ce domaine un libéralisme bien dans la ligne. « Les pauvres sont traités avec moins de respect que les autres, ils sont moins à même de choisir les prestataires de services et ils sont soignés dans des conditions moins satisfaisantes », déplorait à l’époque le Dr Brundtland. « En payant de leur poche pour améliorer leur santé, ils deviennent seulement plus pauvres. » Il faut croire que cette constatation du directeur de l’OMS en l’an 2000 a inspiré le gouvernement lorsqu’il a imposé les franchises médicales. Après tout, ce qui ne marche pas ailleurs peut tout aussi bien ne pas marcher chez nous.

On nous vante à longueur de colonnes et de journaux télévisés l’excellence du système américain, où près de 50 millions de personnes ne bénéficient d’aucune couverture sociale, où la mortalité infantile dans certains ghettos noirs dépassent celle des pays africains, mais où les firmes pharmaceutiques et les hôpitaux privés font des profits énormes, et les assureurs privés dictent aux patients et aux médecins, en tout libéralité, ce qu’ils peuvent dépenser et prescrire, en fonction de leurs cotisations, bien sûr. L’une des principales mesures recommandées aux pays dans le rapport est la couverture d’un pourcentage maximum de la population par l’assurance-maladie.« L’OMS estime préférable, dans la mesure du possible (sic), le pré-paiement des soins de santé, que ce soit sous la forme d’impôts ou de cotisations à un régime d’assurance ou à la Sécurité sociale » : les rapports, on le sait bien, sont faits pour prendre la poussière. Lorsqu’ils ne vont pas dans le sens du vent (pardon: de l’histoire !), on en prend le contre-pied. Cassons le bel outil que des années de luttes des travailleurs avaient permis de mettre en œuvre au bénéfice de la collectivité. Érigeons à la place un système inégalitaire, où chacun n’aura qu’à mesure de ses moyens, mais où quelques-uns s’enrichiront davantage. Vous en voulez encore ?« Tous les pays auront particulièrement avantage à faire en sorte que le plus grand pourcentage possible (re-sic) de leurs habitants les plus pauvres soient assurés. L’assurance protège les gens contre les effets catastrophiques de la maladie.

 Dans un grand nombre de pays, nous constatons que les pauvres dépensent une part plus importante de leur revenu pour se soigner que les riches. Dans de nombreux pays où le filet de sécurité qu’est l’assurance-maladie n’existe pas, de nombreuses familles doivent débourser plus de cent pour cent de leur revenu pour se faire soigner en cas d’urgence. En d’autres termes, la maladie les contraint à s’endetter. » À croire que cette OMS est un repaire de dangereux utopistes, qui mettent à mal le principe de la réalité marchande ! Les conséquences sociales et sanitaires désastreuses des politiques de privatisation des soins, d’imposition de franchises, et de casse des outils publics de prévention et d’éducation à la santé sont connues, et c’est donc en parfaite connaissance de cause que ces mesures sont prises. Sous le fallacieux prétexte de sauver un système de santé qu’ils auront laissé volontairement se détériorer, les gouvernements successifs préparent la voie au pire. Il est toujours bon de connaître les contextes dans lesquels des mesures aussi impopulaires que la franchise sur les soins sont prises; la lecture de ce rapport est à cet égard des plus éclairantes.

Rappelons que la bagarre contre les franchises continue 2, que Bruno-Pascal Chevalier 3, dont l’interview a été récemment publiée dans ces colonnes, continue sa grève des soins.MorielLa santé dans tout ses états: Radio libertaire, 1. Rapport sur la santé dans le monde, 2000. Pour un système de santé plus performant (disponible en ligne sur le site de l’OMS).2. Le site contre les franchises : www.appelcontrelafranchise.org3. Le site de B.-P. Chevalier: grevedesoins.fr .www.ensemblepourunesantesolidaire.fr

 
NOUVELOBS.COM | 16.05.2008 | Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
21-05-2008
SANTE

Mobilisation nationale contre les franchises médicales

(Reuters)

(Reuters)

 

Des personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM), rejoints par le collectif national contre les franchises médicales, appellent à la mobilisation dans toute la France, vendredi 16 mai, pour demander le retrait des franchises médicales, selon un communiqué diffusé par la CGT.
"Le 16 mai dans toute la France, les personnels des caisses primaires d'assurance maladie et le collectif national contre les franchises (...) iront à la rencontre des assurés sociaux pour dénoncer les franchises, mobiliser pour obtenir leur retrait", indique un communiqué sur le site internet de la CGT.
Les assurés seront invités à signer "une pétition déjà remplie sur le papier ou par internet par plus de 600.000 personnes", ajoute le communiqué du collectif, dont fait partie la CGT, comme plusieurs dizaines d'organisations (syndicats de salariés, syndicats de médecins, partis de gauches).

Obstacle

"Les franchises sont un obstacle à l'accès aux soins, elles mettent en difficulté des personnes âgées, des invalides, des familles à revenus modestes, qui repoussent ainsi à plus tard leurs démarches de soins...ou y renoncent même", estime le collectif.
Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.
Ces franchises s'ajoutent au forfait d'un euro sur chaque consultation ou acte médical, depuis 2004, également plafonné à 50 euros par an et par patient, ainsi qu'au forfait hospitalier de 16 euros et au forfait de 18 euros prélevé sur les actes techniques d'un coût supérieur à 91 euros.

Moins de dépenses de santé

Plus de quatre mois après leur entrée en vigueur, les franchises médicales produisent leurs premiers effets en termes d'économies mais continuent de susciter une forte opposition chez les Français, qui les placent en tête des mesures gouvernementales les plus impopulaires.
Le gouvernement prévoit que cette mesure rapportera 850 millions d'euros par an, destinés au financement du plan Alzheimer, de la lutte contre le cancer et des soins palliatifs.
"Nous constatons un "effet franchise", c'est-à-dire un infléchissement notable des dépenses remboursées de médicaments au premier trimestre", a relevé le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, dans un entretien accordé à la Tribune.
Un phénomène qu'interprètent différemment les opposants aux franchises. "En réalité, on voit de nombreux malades qui repoussent des soins ou qui y renoncent", constate Christian Lehmann, médecin généraliste mobilisé au côté de Bruno Pascal Chevalier, malade du sida en "grève des soins" contre les franchises.
www.ensemblepourunesantesolidaire.fr
 
L'Infirmière Magazine - Mai 2008 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-05-2008
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20-05-2008
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20-05-2008

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Envoyé par : chevalier ( Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir )
Après la mobilisation 16 mai, un nouveau mouvement pour l’accès aux soins solidaires
Vendredi 16 mai à l’appel du collectif national contre les franchises, auquel participent plusieurs dizaines d’organisations, et du syndicat CGT des caisses d’assurance maladie, des manifestations accompagnées de signatures de pétitions ont eu lieu devant de nombreuses caisses primaires de Sécurité sociale (CPAM). Des délégations ont été reçues par plusieurs directeurs ou présidents de caisse. Manifestation devant la Caisse primaire d’Assurance maladie de Bordeaux avec la participation d’une centaine de personnes, dont le président de la Mutuelle Familiale d’Aquitaine (MFA) A cette occasion, Bruno Pascal Chevalier, ce malade du Sida qui avait décidé en Janvier dernier une grève des soins pour alerter sur le danger des franchises (grève qu’il vient de décider d’arrêter) et le Dr Lehman, initiateur d’une pétition qui a déjà recueilli 600 000 signatures ont annoncé la création d’un nouveau mouvement baptisé « Ensemble pour une santé solidaire » (www.ensemblepourunesantesolidaire.fr ) réunissant usagers et professionnels. A peine créé, le mouvement a invité tous les assurés à renvoyer au Ministère de la santé les lettres de relance de la Sécu les invitant à payer les franchises, barrées par la mention « Non coupable d’être malade (...)
 
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20-05-2008

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17-05-2008

Bruno-Pascal Chevalier arrête sa «grève des soins»

C. M. (lefigaro.fr) avec AFP
16/05/2008 | Mise à jour : 20:09 |
Commentaires 26
.

Ce malade du sida veut passer à «un autre mode d'action» pour lutter contre les franchises médicales.

Bruno-Pascal Chevalier ne veut pas «être un martyr». «Après neuf mois il est temps de passer à un autre mode d'action» a annoncé vendredi ce malade du sida qui était en «grève des soins», pour sensibiliser la mise en place des franchises médicales, vendredi.

«L'intérêt de mon action était de donner un visage à ce combat», a-t-il expliqué. Il a également indiqué créer un «mouvement pour une santé solidaire avec des représentants d'usagers, des professionnels de santé, des salariés d'organismes sociaux et des travailleurs sociaux».

Ecoutez les explications de Bruno-Pascal Chevalier, interrogé par lefigaro.fr en avril dernier

Depuis le 1er janvier, des franchises de 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et de deux euros par transport sanitaire, ont été mises en place, dans la limite de 50 euros par an. Le gouvernement prévoit que ces franchises rapporteront 850 millions d'euros par an, destinés au financement du plan Alzheimer, de la lutte contre le cancer et des soins palliatifs.

 
Quatre mois après leur création, les franchises médicales toujours décriées Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-05-2008

Quatre mois après leur création, les franchises médicales toujours décriées

Quatre mois après leur création, les franchises médicales toujours décriées

AFP France


Plus de quatre mois après leur entrée en vigueur, les franchises médicales produisent leurs premiers effets en termes d'économies mais continuent de susciter une forte opposition chez les Français, qui les placent en tête des mesures gouvernementales les plus impopulaires.

Le collectif national contre les franchises, qui regroupe plus de 70 organisations (partis, syndicats, associations), organise vendredi une mobilisation nationale avec l'appui de la CGT, avec l'intention de s'adresser aux assurés sociaux aux abords des caisses d'assurance maladie.

Il veut continuer d'attirer l'attention sur la mise en place décriée, depuis le 1er janvier, de franchises de 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et de deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.

Cette nouvelle mobilisation, après celle du 12 avril, intervient alors que l'assurance maladie fait des premiers bilans sur cette mesure, dont le gouvernement prévoit qu'elle rapportera 850 millions d'euros par an, destinés au financement du plan Alzheimer, de la lutte contre le cancer et des soins palliatifs.

"Nous constatons un +effet franchise+, c'est-à-dire un infléchissement notable des dépenses remboursées de médicaments au premier trimestre", a relevé mercredi le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, dans un entretien accordé à la Tribune.

Selon M. van Roekeghem, cet effet "va au-delà de l'effet direct et mécanique des 50 centimes d'euro par boîte de médicaments". Il juge en effet "probable que les Français ont adopté une gestion plus parcimonieuse de leur pharmacie familiale", vérifiant "qu'ils n'ont pas tel médicament avant d'en faire l'acquisition".

Un phénomène qu'interprètent différemment les opposants aux franchises. "En réalité, on voit de nombreux malades qui repoussent des soins ou qui y renoncent", constate Christian Lehmann, médecin généraliste mobilisé au côté de Bruno Pascal Chevalier, malade du sida en "grève des soins" contre les franchises.

"On se rend bien compte à la Sécu du mécontentement des gens", dit Bernard Hesse, délégué syndical CGT d'une caisse d'assurance maladie dans les Hauts-de-Seine.

"Ils s'aperçoivent sur leur relevé de remboursements que les nouvelles franchises s'ajoutent aux anciennes", explique-t-il, en référence au forfait d'un euro sur chaque consultation, également plafonné à 50 euros par an, au forfait hospitalier de 16 euros et à celui de 18 euros sur les actes techniques de plus de 91 euros.

Vendredi, des personnels de l'assurance maladie doivent participer à la mobilisation du collectif contre les franchises, qui invitera les assurés à signer une pétition "déjà remplie par plus de 600.000 personnes".

Comme pour chaque action de ce collectif hétéroclite, le degré de mobilisation est imprévisible, mais il prêche en terrain conquis: dans un sondage OpinionWay publié début mai par Le Figaro, 72% des personnes interrogées se sont prononcées contre la mesure.

Au-delà de leur principe, les franchises sont également contestées sur leur utilisation. L'AD-PA, qui regroupe 1.800 directeurs de maisons de retraite, a affirmé jeudi "que les franchises médicales ne financent pas pour l'instant le Plan Alzheimer", craignant qu'elles "n'aient pour seul intérêt de combler le trou de la Sécurité sociale".

Une accusation rejetée par le gouvernement, qui a indiqué fin avril qu'un rapport serait transmis à l'automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009



Plus de quatre mois après leur entrée en vigueur, les franchises médicales produisent leurs premiers effets en termes d'économies mais continuent de susciter une forte opposition chez les Français, qui les placent en tête des mesures gouvernementales les plus impopulaires.

Le collectif national contre les franchises, qui regroupe plus de 70 organisations (partis, syndicats, associations), organise vendredi une mobilisation nationale avec l'appui de la CGT, avec l'intention de s'adresser aux assurés sociaux aux abords des caisses d'assurance maladie.

Il veut continuer d'attirer l'attention sur la mise en place décriée, depuis le 1er janvier, de franchises de 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et de deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.

Cette nouvelle mobilisation, après celle du 12 avril, intervient alors que l'assurance maladie fait des premiers bilans sur cette mesure, dont le gouvernement prévoit qu'elle rapportera 850 millions d'euros par an, destinés au financement du plan Alzheimer, de la lutte contre le cancer et des soins palliatifs.

"Nous constatons un +effet franchise+, c'est-à-dire un infléchissement notable des dépenses remboursées de médicaments au premier trimestre", a relevé mercredi le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, dans un entretien accordé à la Tribune.

Selon M. van Roekeghem, cet effet "va au-delà de l'effet direct et mécanique des 50 centimes d'euro par boîte de médicaments". Il juge en effet "probable que les Français ont adopté une gestion plus parcimonieuse de leur pharmacie familiale", vérifiant "qu'ils n'ont pas tel médicament avant d'en faire l'acquisition".

Un phénomène qu'interprètent différemment les opposants aux franchises. "En réalité, on voit de nombreux malades qui repoussent des soins ou qui y renoncent", constate Christian Lehmann, médecin généraliste mobilisé au côté de Bruno Pascal Chevalier, malade du sida en "grève des soins" contre les franchises.

"On se rend bien compte à la Sécu du mécontentement des gens", dit Bernard Hesse, délégué syndical CGT d'une caisse d'assurance maladie dans les Hauts-de-Seine.

"Ils s'aperçoivent sur leur relevé de remboursements que les nouvelles franchises s'ajoutent aux anciennes", explique-t-il, en référence au forfait d'un euro sur chaque consultation, également plafonné à 50 euros par an, au forfait hospitalier de 16 euros et à celui de 18 euros sur les actes techniques de plus de 91 euros.

Vendredi, des personnels de l'assurance maladie doivent participer à la mobilisation du collectif contre les franchises, qui invitera les assurés à signer une pétition "déjà remplie par plus de 600.000 personnes".

Comme pour chaque action de ce collectif hétéroclite, le degré de mobilisation est imprévisible, mais il prêche en terrain conquis: dans un sondage OpinionWay publié début mai par Le Figaro, 72% des personnes interrogées se sont prononcées contre la mesure.

Au-delà de leur principe, les franchises sont également contestées sur leur utilisation. L'AD-PA, qui regroupe 1.800 directeurs de maisons de retraite, a affirmé jeudi "que les franchises médicales ne financent pas pour l'instant le Plan Alzheimer", craignant qu'elles "n'aient pour seul intérêt de combler le trou de la Sécurité sociale".

Une accusation rejetée par le gouvernement, qui a indiqué fin avril qu'un rapport serait transmis à l'automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009

 
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17-05-2008
Quatre mois après leur création, les franchises médicales toujours décriéesAFPPar Cédric SIMON AFP - Jeudi 15 mai, 18h15

PARIS (AFP) - Plus de quatre mois après leur entrée en vigueur, les franchises médicales produisent leurs premiers effets en termes d'économies mais continuent de susciter une forte opposition chez les Français, qui les placent en tête des mesures gouvernementales les plus impopulaires.

Le collectif national contre les franchises, qui regroupe plus de 70 organisations (partis, syndicats, associations), organise vendredi une mobilisation nationale avec l'appui de la CGT, avec l'intention de s'adresser aux assurés sociaux aux abords des caisses d'assurance maladie.

Il veut continuer d'attirer l'attention sur la mise en place décriée, depuis le 1er janvier, de franchises de 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et de deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.

Cette nouvelle mobilisation, après celle du 12 avril, intervient alors que l'assurance maladie fait des premiers bilans sur cette mesure, dont le gouvernement prévoit qu'elle rapportera 850 millions d'euros par an, destinés au financement du plan Alzheimer, de la lutte contre le cancer et des soins palliatifs.

"Nous constatons un +effet franchise+, c'est-à-dire un infléchissement notable des dépenses remboursées de médicaments au premier trimestre", a relevé mercredi le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, dans un entretien accordé à la Tribune.

Selon M. van Roekeghem, cet effet "va au-delà de l'effet direct et mécanique des 50 centimes d'euro par boîte de médicaments". Il juge en effet "probable que les Français ont adopté une gestion plus parcimonieuse de leur pharmacie familiale", vérifiant "qu'ils n'ont pas tel médicament avant d'en faire l'acquisition".

Un phénomène qu'interprètent différemment les opposants aux franchises. "En réalité, on voit de nombreux malades qui repoussent des soins ou qui y renoncent", constate Christian Lehmann, médecin généraliste mobilisé au côté de Bruno Pascal Chevalier, malade du sida en "grève des soins" contre les franchises.

"On se rend bien compte à la Sécu du mécontentement des gens", dit Bernard Hesse, délégué syndical CGT d'une caisse d'assurance maladie dans les Hauts-de-Seine.

"Ils s'aperçoivent sur leur relevé de remboursements que les nouvelles franchises s'ajoutent aux anciennes", explique-t-il, en référence au forfait d'un euro sur chaque consultation, également plafonné à 50 euros par an, au forfait hospitalier de 16 euros et à celui de 18 euros sur les actes techniques de plus de 91 euros.

Vendredi, des personnels de l'assurance maladie doivent participer à la mobilisation du collectif contre les franchises, qui invitera les assurés à signer une pétition "déjà remplie par plus de 600.000 personnes".

Comme pour chaque action de ce collectif hétéroclite, le degré de mobilisation est imprévisible, mais il prêche en terrain conquis: dans un sondage OpinionWay publié début mai par Le Figaro, 72% des personnes interrogées se sont prononcées contre la mesure.

Au-delà de leur principe, les franchises sont également contestées sur leur utilisation. L'AD-PA, qui regroupe 1.800 directeurs de maisons de retraite, a affirmé jeudi "que les franchises médicales ne financent pas pour l'instant le Plan Alzheimer", craignant qu'elles "n'aient pour seul intérêt de combler le trou de la Sécurité sociale".

Une accusation rejetée par le gouvernement, qui a indiqué fin avril qu'un rapport serait transmis à l'automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009.

 
Le Républicain du Centre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-05-2008
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17-05-2008
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13-05-2008
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10-05-2008
FRANCHISES MEDICALES

Mobilisation nationale le 16 mai

NOUVELOBS.COM | 09.05.2008 | 18:57

Les membres du collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie proposeront aux assurés, ce jour-là, de signer une pétition contre ces franchises.

Le collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) prévoient une journée de mobilisation nationale le 16 mai.

Le collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) prévoient une journée de mobilisation nationale le 16 mai. (Reuters)

Le collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) se mobiliseront le vendredi 16 mai pour demander le retrait des franchises médicales, selon un communiqué diffusé vendredi 9 mai par la CGT.
"Le 16 mai dans toute la France, les personnels des caisses primaires d'assurance maladie et le collectif national contre les franchises (...) iront à la rencontre des assurés sociaux pour dénoncer les franchises, mobiliser pour obtenir leur retrait", indique le communiqué sur le site internet de la CGT.

Déjà plus de 600 000 signatures

Les assurés seront invités à signer "une pétition déjà remplie sur le papier ou par internet par plus de 600 000 personnes", ajoute le communiqué du collectif.
Un collectif dont fait partie la CGT comme plusieurs dizaines d'organisations (syndicats de salariés, syndicats de médecins, partis de gauches).
"Les franchises sont un obstacle à l'accès aux soins, elles mettent en difficulté des personnes âgées, des invalides, des familles à revenus modestes, qui repoussent ainsi à plus tard leurs démarches de soins...ou y renoncent même", estime le collectif.
Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.
Ces franchises s'ajoutent au forfait d'un euro sur chaque consultation ou acte médical, depuis 2004, également plafonné à 50 euros par an et par patient. Elles s'additionnent aussi aux forfaits hospitaliers de 16 et 18 euros prélevés sur les actes techniques d'un coût supérieur à 91 euros
 
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