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Nous lançons aujourd’hui un questionnaire sur l’accès aux soins.
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Nous lançons aujourd’hui un questionnaire sur l’accès aux soins, afin de mobiliser l’opinion publique, les usagers, les politiques, sur l’état de notre système de santé, et l’urgence du combat pour sauver la sécu.
:RUBRIQUE QUESTIONNAIRE

envoyé  a Bruno-Pascal CHEVALIER
17 Résidence Bois-Pommier
91390 Morsang-sur-Orge

 

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Presse
le figaro Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-08-2008

Les ménages financent 40 % de la sécurité sociale 

 

Les entreprises ne contribuent plus qu'à 36 % de la protection sociale, contre 42 %il y a seize ans. C'est la conséquence de l'émergence de la CSG.

En quinze ans, le mode de fi­nancement de la protection sociale, en France, a considérablement évolué : l'impôt indirect est monté en puissance, au détriment des cotisations sociales. Ce qui a contribué à renforcer le poids des ménages et à réduire celui des entreprises.Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), publiée vendredi, rappelle ainsi qu'en 1990 la protection sociale était financée à hauteur de 80 % par des cotisations patronales et salariales. À cette époque, «le financement répondait à une logique selon laquelle les prestations correspondent au remplacement des revenus d'activité ou à leur prolongement, revenus sur lesquels les prélèvements sociaux sont assis», expliquent les auteurs de l'étude. Cette logique s'est transformée au cours des années 1990. Alors qu'à cette date les impôts et taxes finançaient seulement 3,5 % de la protection sociale (hors transfert), ils en représentent 21,2 % aujourd'hui. À l'inverse, le poids des cotisations sociales est passé de 80 % à 66 %. Il faut y voir, selon la Drees, «une évolution significative du système français avec le développement de prestations universelles financées par l'impôt».

Montée en charge

La conséquence indirecte de cette évolution est le renforcement du poids des ménages dans le financement de la Sécurité sociale. L'année 1991 marque en effet le lancement de la CSG, créée à l'origine pour financer la Caisse nationale d'assurance familiale (Cnaf). Assise sur tous les revenus d'activité des ménages (salaires, revenus d'épargne, de remplacement…), la CSG était accompagnée en contrepartie d'une diminution des cotisations patronales familiales. La montée en charge de cet impôt, dont le taux est passé de 1,1 % à 7,5 % au cours des quinze dernières années a accru de facto le poids des ménages : ils assurent désormais 40 % du financement de la protection sociale contre 36 % pour les entreprises et 24 % pour les employeurs publics. En 1990, les ménages finançaient 31 % de la sécurité sociale et les entreprises 42 %.

L'étude de la Drees s'attache principalement à déterminer le rôle des uns et des autres dans les ressources des différentes branches. Les ménages contribuent surtout au financement de la branche maladie, dont ils assurent 55 % des ressources, contre 35 % pour les entreprises. En 1990, ils n'en finançaient que 43 %. Idem pour le financement des risques maternité, dont les ménages assurent presque 50 % des coûts. C'est quinze points de plus qu'il y a seize ans. Enfin, les ménages assurent 41 % des ressources de la branche vieillesse, contre 32 % environ pour les entreprises. Ces dernières ont vu leur rôle se renforcer, en revanche, dans le financement des risques chômage, dont elles assurent 60 % des ressources. En 1990, la part des entreprises dans le financement de l'assurance-chômage était légèrement inférieure à 50 %.

 
rue 89 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-08-2008

L'ex-gréviste des soins continue le combat contre les franchises

 

 

Sous notre article qui revenait sur les risques d’un désengagement de la France dans la lutte contre le sida, des riverains ont souhaité avoir des nouvelles de Bruno-Pascal Chevalier. Atteint du sida, il avait entamé une grève des soins neuf mois durant pour lutter contre les franchises médicales. Etat des lieux, trois mois après l’arrêt de sa grève, qu’il considère aujourd’hui comme « une folie ».

Depuis le 16 mai, Bruno-Pascal Chevalier a repris son traitement. Neuf mois sans soins, le temps nécessaire pour créer une mobilisation politique et citoyenne : « C’était une folie mais c’était la seule façon d’interpeller le gouvernement » estime t-il. Et ne regrette en rien cette épreuve qu’il s’est infligé. (Ecoutez le son.)

 

Ce combat là n’est pas seulement le sien, c’est celui des malades. Il tient à relativiser sur sa situation, qu’il ne juge pas « dramatique »: « Je veux surtout qu’on mette en lumière tous les autres malades. » (Ecoutez le son.)

 

« La casse de la santé se poursuit »

A l’origine de cette grève des soins, l’instauration de nouvelles franchises médicales, appliquées depuis le 1er janvier: 50 centimes d’euros par boîte de médicament et acte médical, 2 euros par transport sanitaire, avec une limite de 50 euros par an.

Avec ces nouvelles franchises, « être malade devient financièrement de plus en plus difficile ». Responsable d’un service social à Morsang-sur-Orge (Essonne), Bruno-Pascal Chevalier touche 1 493 euros net par mois. Pour financer ses soins, il dépense environ 150 euros par mois. Une part non négligeable dans son budget. Une situation qui ne peut, selon lui, que s’empirer : « La casse de la santé se poursuit en matière de prise en charge et de remboursement des soins ». (Ecoutez le son.)

 

Le 16 mai, date de la reprise de son traitement, après une journée d’actions dans les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), Bruno-Pascal Chevalier a lancé un appel,« Ensemble pour une santé solidaire », pour lutter contre les franchises. La pétition compte aujourd’hui plus de 700 000 signatures. Après de nombreuses actions, il reproche au gouvernement son absence de réactions et redoute la mise en place d’un système de santé privé. (Ecoutez le son.)

 

A 45 ans, dont vingt-trois passés sous l’emprise de la maladie, il compte bien continuer le combat. Prochain coup médiatique: interpeller les députés devant l’Assemblée nationale, avant le vote de la loi sur le financement de la sécurité sociale pour 2009, en octobre.

LA SUITE SUR :http://www.rue89.com/2008/08/09/lex-greviste-des-soins-continue-le-combat-contre-les-franchises

 
la nuit de la resistance à ORLEANS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-07-2008

13/07/2008

Orléans a fait vivre les mille et une nuits résistantes


 

POLITIQUE. Convivialité, revendications, présence militante, pique-nique chaleureux: la «nuit des résistances» orléanaise a tenu ses promesses (LibéOrléans du 10 juillet 2008). Dimanche soir, une trentaine de participants a convergé vers le parvis de l’hôtel de ville pour concrétiser l’appel à la réappropriation des symboles liés aux célébrations du 14 juillet lancé par le collectif «Nuit des résistances». «Liberté, fraternité, égalité, éducation, santé, justice, culture, travail, dignité humaine, défense de notre écosystème en danger…», chacun était venu avec son mot d’ordre fétiche; certains leaders locaux, comme Yves Pasco, Michel Ricoud ou Éric Taillandier se les appropriant dans leur intégralité. (Lire la suite...)

Img_7159_2 À leurs côtés se trouvait Bruno-Pascal Chevalier, ancien gréviste des soins et porte-parole national de la lutte contre les franchises médicales (voir la vidéo). Si l’ambiance musicale manquait au rendez-vous, une invitée de marque s’était fait remarquer par ses rondeurs, sa peau aux reflets verts vifs et ses entrailles désaltérantes. Il s’agissait d’une pastèque rescapée de la garden party de Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche et ancien commissaire européen. Tout un symbole dont les convives se sont délectés.

Mourad Guichard

www.ensemblepourunesantesolidaire.fr

 
les malades solidaires Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-07-2008
L'été est là mais ne relachons pas la mobilisation
Nous avons  déjà transmis à Mr Grouard et Mr Carré plusieurs courriers concernant les franchises médicales , les participations forfaitaires , les forfaits , ainsi que le démantèlement de notre Sécurité Sociale et la casse de notre système de santé solidaire .
A l' image de N.Sarkozy et Bachelot ( virée et huée des Solidays ) , aucune réponse sur ce sujet  tabou .J' interpellerai ces députés avant le conseil municipal et leur offrirai des cotons tiges ,
 ainsi que  feuille et stylo .
Croyez vous qu' il soit nécessaire d' ajouter à ce Kit une enveloppe timbrée ?
Rendez vous devant la mairie à 17.00
Solidairement 
Eric Taillandier    Malade mais pas coupable
06 29 73 78 00
 
MARIANNE 2 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-07-2008
MARIANNE 2     
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports avait tranquillement prévu sa petite visite annuelle au festival Solidays. C'était sans compter Bruno-Pascal Chevalier, atteint du sida et révolté par les franchises médicales. "Vous n'avez pas honte ?", lance-t-il à la ministre. Mais elle passe son chemin sans dire un mot, sans même cesser de sourire. Les sonotones ne sont plus remboursés par la sécu?



Bruno-Pascal Chevalier, du mouvement "Ensemble pour une santé solidaire", manifeste depuis longtemps contre les mesures de Roselyne Bachelot concernant les franchises médicales. Le militant, atteint du sida, avait notamment interrompu son traitement pendant neuf mois, entre septembre 2007 et mai 2008.

Consulter grevedesoins.fr, le site de Bruno-Pascal Chevalier.

Mardi 08 Juillet 2008 - 12:49
Maude Milekovic
Lu 5456 fois

 
20 MINUTES Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-07-2008

Roselyne Bachelot se fait huer à Solidays

Roselyne Bachelot au festival Solidays le 6 juillet 2008
DR ¦ Roselyne Bachelot au festival Solidays le 6 juillet 2008
 
Roselyne Bachelot rattrapée par la polémique sur les franchises médicales. La ministre de la Santé a été vivement prise à parti dimanche dernier aux Solidays, le festival organisé à l'hippodrome de Longchamp en solidarité avec les malades du sida.

Sur une vidéo mise en ligne sur DailyMotion, on voit Bruno-Pascal Chevalier, lui-même atteint du sida et président des associations Patchwork des noms et de Ensemble pour une santé solidaire, aborder la ministre. Si ses premiers propos sont plutôt courtois («Que pensez-vous de la lutte contre le sida? Des franchises médicales? Nous sommes contents de vous accueillir ici»), la suite est plus embarrassante pour Roselyne Bachelot: «C'est un programme de solidarité ici, honte à vous!», crie le militant, suivi par plusieurs personnes qui se mettent à scander: «Sommes-nous coupables d'êtres malades?»

«Allez-vous en, c'est un scandale, sortez d'ici!»

La ministre, visiblement gênée, se réfugie près d'un stand. Bruno Pascal Chevalier la poursuit, criant: «Allez-vous en, c'est un scandale, sortez d'ici!». Contacté par 20minutes.fr, ce dernier indique qu'il avait prévu d'interpeller la ministre, mais pas nécessairement de cette façon. «Elle a évité les stands associatifs de lutte contre le sida, comme Patchwork des noms et Act up. C'est pour cela que je suis allé au devant d'elle», explique cet homme de 45 ans, qui avait entamé une grève des soins en janvier dernier pour protester contre les franchises médicales. Sollicité, le ministère de la Santé a évoqué «un incident isolé» et n'a pas souhaité faire de commenaire.

Roselyne Bachelot doit s'exprimer fin juillet au sujet des propositions du directeur de l'Assurance maladie pour réduire le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale. Si la ministre a répété ce mardi qu'il qu'il n'y aurait pas de déremboursement à 100% de certaines affections longue durée, Bruno Pascal Chevalier n'en croit rien: «C'est reculer pour mieux sauter», affirme-t-il.



Catherine Fournier

20Minutes.fr, éditions du 08/07/2008 - 14h55
 
le monde Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-06-2008

Franchises médicales : grand flou dans l'affectation des recettes LE MONDE | 13.06.08 | 08h30  •  Mis à jour le 13.06.08 | 08h30

Mais où est passé l'argent des franchises médicales ? Entrées en vigueur le 1er janvier, les franchises ont officiellement été créées pour financer les nouveaux besoins de santé, comme la lutte contre Alzheimer. Or, les crédits qu'elles engendrent (850 millions d'euros d'économie pour l'assurance-maladie) ne sont nullement sanctuarisés pour financer des programmes de santé publique."En aucun cas, les franchises ne financent spécifiquement le plan Alzheimer, déplore Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa). En réalité, l'économie engendrée par les franchises reste dans les caisses de la Sécurité sociale, elle est là pour combler le déficit." Lors de leur création, les franchises médicales ont été justifiées par la nécessité d'engendrer de nouvelles ressources. "Elles permettront de dégager des marges de manœuvres pour financer les nouveaux besoins tels que le plan Alzheimer, la poursuite du plan cancer ainsi que le développement des soins palliatifs", affirmait l'Elysée, le 31janvier. "Les franchises médicales sont l'expression de la responsabilité et de la solidarité", insistait le président de la République, Nicolas Sarkozy, le 1er février, lors de la présentation du plan Alzheimer.Deux mois après, le compte n'y est pas pour les professionnels intervenant auprès des personnes âgées. Dans le budget de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), par lequel transite l'argent distribué pour les personnes âgées, il n'y a pas de crédits provenant des franchises médicales. "Les comptes de la CNSA sont d'une grande transparence, explique Didier Sapy, directeur de la Fédération nationale avenir et qualité des personnes âgées (Fnaqpa), qui siège à son conseil. Lors de la présentation de son budget, le 1er avril, seuls sont apparus les crédits de la Sécurité sociale pour les personnes âgées. Il n'y avait pas de ligne de recette spécifique provenant de l'assurance-maladie au titre des franchises. Nous avons posé officiellement la question aux représentants de l'Etat, sans obtenir de réponse." Contactée, la direction générale des affaires sociales n'a pas répondu à nos questions; la Caisse nationale d'assurance-maladie n'a pas souhaité faire de commentaires.
 
"EFFET VIGNETTE"
Contrairement au produit de la Journée de solidarité (2 milliards d'euros par an), qui alimente les caisses de la CNSA et bénéficie donc bien aux personnes âgées dépendantes et aux handicapés, les économies engendrées par les franchises ne sont ni sanctuarisées, ni spécifiquement fléchées pour le plan Alzheimer. "Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de lien entre les dépenses consacrées à Alzheimer et les franchises, relève Denis Piveteau, directeur de la CNSA. Les franchises n'apparaissent certes pas en tant que telles dans le budget de la CNSA, mais elles alimentent les crédits de l'assurance-maladie qui figurent dans ce budget, et donc par ricochet, les dépenses médico-sociales pour les personnes âgées victimes d'Alzheimer." Les franchises médicales sont-elles menacées d'un "effet vignette" ? Les recettes de cette taxe auto, créée en 1956 pour financer les allocations vieillesse, avaient été diluées dans le budget de l'Etat. Rapporteur du projet de loi 2008 de finances de la sécurité sociale, le député Yves Bur (UMP, Bas-Rhin), reconnaît qu'il n'a été prévu "aucun système de traçabilité du montant des franchises". "Mais le produit de cette taxe doit venir dans le pot commun et ensuite être réaffecté en fonction des besoins", poursuit-il. Au ministère de la santé, on répète que "l'argent des franchises ira bien aux trois priorités énoncées par le président de la République". "La ministre s'y est engagée à plusieurs reprises", fait valoir l'entourage de Roselyne Bachelot, qui précise qu'un rapport sera présenté aux parlementaires à l'automne pour en justifier.Cécile Prieur 

Dernière mise à jour : ( 15-06-2008 )
 
equilibre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-06-2008

Image

Dernière mise à jour : ( 01-06-2008 )
 
Bruxelles va redéfinir le temps de garde Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-06-2008
Bruxelles va redéfinir le temps de garde 
Les médecins salariés européens sont à nouveau inquiets
Le Conseil des ministres européens examinera les 9 et 10 juin un projet de révision de la directive sur le temps de travail des salariés en Europe. Le texte propose de distinguer des plages de travail actives et inactives au sein des gardes. Principales cibles de cette disposition, les médecins hospitaliers de l'Union, qui refusent d'en entendre parler, militent pour que l'idée soit abandonnée.
http://www.quotimed.com/DocumentRoot/qdm/Iss14583/Pag114768/F_Img327529.jpg
Le projet de la commission de Bruxelles doit être examiné les 9 et 10 juin par les ministres (afp)
NOUVELLE ALERTE. Et nouvelle menace d'une « eurogrève » des soins, la première du genre si elle devait avoir lieu. Les médecins salariés européens – ils sont 1,2 million – refusent catégoriquement que leurs gardes ne soient plus considérées comme du temps de travail à part entière.Le risque, un temps écarté, vient de resurgir car Bruxelles, à nouveau, s'en mêle. La révision de la directive sur le temps de travail figure à l'ordre du jour du Conseil des ministres européens, les 9 et 10 juin. Un article prévoit de distinguer le temps de garde actif et inactif.Le dossier achoppe depuis des années faute de consensus : le Conseil approuve cette distinction alors que le Parlement européen s'y oppose. La présidence slovène, avant de céder son siège à la France, a décidé de remonter au créneau. Le projet de révision sera-t-il approuvé par une majorité ? Difficile à dire car le jeu des alliances est hermétique. La position de la France, en particulier, n'est pas claire.
Casus belli. Soudés, les médecins s'organisent pour faire pression, dans chaque pays, auprès des ministères de la Santé et du Travail. Les consignes circulent par mail, invitant le lobby médical à peser de tout son poids avant le vote. C'est «sous la pression des médecins européens» que ce même projet, examiné à Bruxelles en décembre 2007 sous la présidence portugaise, avait été ajourné, observe le Dr Claude Wetzel, fer de lance de la contestation médicale au sein de l'Union (« le Quotidien » du 5 décembre 2007).
Pour cet anesthésiste strasbourgeois, président de la FEMS (la Fédération européenne des médecins salariés), le projet de réforme relève du non-sens. «Qui va tenir le registre de nos périodes de travail et de repos?», questionne-t-il. C'est également un casus belli. «En anesthésie, quand un malade est en salle de réveil, je veille, j'attends ses résultats d'examens, expose le Dr Wetzel. Au besoin, je dors pour récupérer, mais je suis sur place, prêt à intervenir. Si une part de mon travail, demain, n'est plus comptée comme telle, je rentrerai chez moi, et mes collègues aussi. Le risque est de mettre fin aux gardes sur place, ce qui serait une menace directe pour la santé des patients.» À cet argument, les directeurs d'hôpitaux européens en opposent un autre, financier : «Il existe aujourd'hui un flou sur la définition du temps de garde, expose Pascal Garel, secrétaire général de HOPE (la fédération européenne des hôpitaux). Si une directive décide, comme le souhaiteraient les médecins, que le temps de garde est du temps de travail normal, cela multiplierait par deux le coût des gardes. Les hôpitaux ne pourraient pas payer.» Dans la lutte d'influence qui se joue dans les couloirs de Bruxelles, la fédération HOPE n'est pas en reste. Son discours est rodé : «La directive est un bon compromis, car elle maintient la possibilité, pour les volontaires, de travailler plus de 48heures, poursuit Pascal Garel. C'est nécessaire en période de pénurie médicale. D'autant plus en France où il existe une compétition très forte avec le privé, et où les médecins libéraux ne comptent pas leur temps.» Dans l'éventualité où Bruxelles déciderait de mettre fin à l'« opt out », cette dérogation qui permet de travailler plus de 48 heures par semaine, les hôpitaux du continent n'auraient d'autre choix que de sortir les médecins du salariat pour continuer à tourner, affirme la fédération HOPE. Mais de cela, bien sûr, les médecins ne veulent pas entendre parler.Sauf nouvel ajournement, c'est donc le 9 juin que les ministres européens voteront la révision de la directive. Une réunion préparatoire a eu lieu le 28 mai, qui a peut-être donné lieu à des modifications. Le Dr Wetzel compte sur l'entrevue que lui accorde lundi le ministère de la Santé, pour trouver une oreille réceptive. Tout ne se jouera pourtant pas le 9 juin. Pour être adoptée, la nouvelle directive doit ensuite être votée par le Parlement. Il faut aussi que chaque pays accepte de l'appliquer. Le président de la FEMS prévient qu'il ne se contentera pas d'une vague promesse française. «Vu la durée de vie de nos ministres, il faut être naïf pour croire que la France n'appliquera pas ce texte s'il est voté. C'est pourquoi il faut bloquer le projet en amont, au Conseil européen. La position de la France, croit savoir le Dr Wetzel, sera décisive.»
> DELPHINE CHARDON
Les autres points de crispation
Le texte que va examiner le Conseil européen propose de modifier les règles du temps de travail. Beaucoup de retombées à la clé pour les médecins salariés des 27 Etats membres, à commencer par la création d'une part inactive dans le temps de garde, à leurs yeux le point le plus inacceptable. S'y ajoutent d'autres inquiétudes. Le calcul du temps de travail hebdomadaire serait annualisé, alors que la base de calcul est aujourd'hui de quatre mois. La FEMS (Fédération européenne des médecins salariés) craint une intensification de la charge de travail sur de courtes périodes. La dérogation autorisant les pays à dépasser le plafond hebdomadaire de 48 heures (« opt out ») serait par ailleurs maintenue, alors qu'elle devait prendre fin. Les salariés volontaires pourraient ainsi travailler jusqu'à 60 heures, voire 65 heures si le pays décide de créer une part inactive durant les gardes. Dernier point qui inquiète la FEMS : le repos de sécurité, au lieu d'être pris dans la foulée de la garde, pourrait être posé dans les 72 heures.
Le Quotidien du Médecin du : 30/05/2008
 
 
SERONET Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-05-2008

Franchises médicales  De la grève des soins à la santé solidaire Après 9 mois de grève des soins dont le but n’était pas de mettre sa vie en danger, mais de donner un visage au combat quotidien que mènent des milliers de personnes contre les franchises médicales, Bruno-Pascal Chevalier a décidé de se lancer dans un nouveau mouvement : « Ensemble pour une santé solidaire ».

Interview Bruno, quel bilan 9 mois après ?Plus de 216 000 personnes sont venues s’exprimer sur le site (www.grevedesoins.fr) et plus de 600 000 autres ont signé des pétitions contre les franchises et pour le remboursement des soins. Mais au-delà de cette énorme mobilisation, cette grève aura surtout permis de donner un visage à tous ceux qui sont désormais passés du statut de renoncement à celui d’acteur. 

Une surprise ?Je n’ai pas vraiment été surpris car, étant travailleur social, je sentais cette attente. Il fallait juste un déclencheur. Nous sommes désormais dans le passage au statut d’acteurs, et cela me rappelle le tout début de la lutte contre le sida : les malades deviennent acteurs, et c’est le seul moyen pour être pris en charge et faire valoir ses droits. 

Quel impact ?J’ai reçu des tonnes de témoignages et médiatiquement, le sujet a été énormément couvert. Mais ça fait aussi réfléchir. Apparemment, il n’y a qu’avec une action comme celle-là qu’on s’intéresse enfin à la réalité des malades, et c’est grave de devoir en arriver là. Mais je suis content de ce qui s’est passé, et j’ai beaucoup d’espoir pour la suite, pour arriver à une solution qui ne sera autre que le retrait des franchises. L’attitude du gouvernement ?

Peut-on en attendre quelque chose ?

Nous avons reçu beaucoup plus de signatures de soutien que pour Ingrid Betancourt qui est, certes, une noble cause. Toute la gauche et de nombreux élus de droite se sont mobilisés, mais le gouvernement, lui, n’entend toujours rien.Il faudrait aller au-delà de ce qui se passe actuellement, peut-être descendre dans la rue comme en Mai 68. L’avenir ?L’élan de mobilisation se retrouve désormais dans un nouveau mouvement, « Ensemble pour une santé solidaire », qui permettra de mener le combat sous une autre forme : celle d’une association, un mouvement réel regroupant des usagers, des professionnels de la santé, des organismes et des travailleurs sociaux, opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l’autel du profit (www.ensemblepourunesantesolidaire.fr).

Nous avons déjà reçu de très larges soutiens, d’associations, de politiques, de médecins, de professionnels de la santé, etc. Plus de 700 signatures en seulement quelques jours. Dans quel but ?

Notre première action va être de dénoncer les injonctions à payer que la Sécurité sociale s’apprête à envoyer à des milliers d’assurés. Un rappel sur 2 ans des forfaits et des franchises pour les malades dispensés d’avance de frais (pris en charge à 100%), qui pourra s’élever à plusieurs centaines d’euros pour certaines familles. Nous appelons donc les assurés à renvoyer cette lettre de relance quand ils la recevront au ministère de la Santé, barrée d’un : « Non coupable d’être malade ». La santé après 9 mois de grève des soins ?

Je suis arrivé à la limite de ce que je pouvais faire physiquement, mais ça n’est pas important. Ce qui l’est, ce sont tous ceux qui ne se soignent pas parce qu’ils n’ont pas le choix. Ça n’était pas mon cas. 

Isabelle Célérier 

 
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23-05-2008
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

La fronde handicapiste.... (23/05/2008)

Le monde handicap est en ébullition depuis des mois.

Bien évidemment, les personnes handicapées n'ont guère la possibilité de « paralyser » le pays, comme les fonctionnaires ou les pêcheurs.

Il y a eu la grande manifestation du 29 mars dernier qui a réuni des milliers de personnes handicapées, venues des quatre coins du pays. La mobilisation engendrée par le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » ne semble guère s'essouffler. A l'évidence, si les manifestants souffrent, au sens propre du terme, ils ne se ménagent pas physiquement dans les déplacements et dans les défilés. Cela ne paraît pas entamer leur détermination à revendiquer le droit de vivre dignement.


S'il y a cette grande manifestation, on ne peut occulter les combats courageux menés individuellement par certains. Celui de Christian Genest ( http://www.handiphobie.fr/ ) qui est en grève de la faim depuis des mois pour dénoncer le manque de volonté des autorités pour la construction, en Vaucluse, d'un Foyer d'Accueil Médicalisé pour personnes handicapées. Dix ans que le dossier est en cours...La situation semble bloquée.

L'action de Bruno Pascal Chevalier ( http://www.grevedesoins.fr/ ) qui vient d'arrêter la grève des soins qu'il menait depuis septembre pour protester contre les franchises médicales, dont les personnes handicapées ne sont pas exemptées. Il a rejoint le mouvement « Ensemble pour une santé solidaire » .

Le dimanche 1 er juin Alain Cocq ( www.le-devoir-de-citoyen.com/ ) quant à lui, reprend la route. Il va traverser le pays en fauteuil roulant, accompagné de ses deux chiens, à raison de 30 à 60 kms par jour, selon la fatigue. Il sera en situation de SDF, et toujours en situation....de handicap. Comme il le dit : « Je pars dans la situation de ceux qui n'ont plus rien, je ne saurai pas où je vais dormir, si je vais manger, et ce que je vais manger, et ce malgré mon handicap ».Pour lui aussi, cela est devenu insupportable. Pour retrouver le droit de vivre dignement, il n'hésite pas à mettre sa vie en danger.

Il serait possible de continuer l'énumération, car il ne s'écoule pas de semaines sans que de nouvelles injustices concernant des personnes en situation de handicap ne soient mises en évidence.

Avec « l'armée » de personnes handicapées qui est descendu dans la rue et qui se prépare à recommencer, il y a ces actes de « Résistance » individuels qui sont la preuve d'une profonde mobilisation.


Le 10 juin, quand commenceront les travaux de la conférence nationale sur le handicap , il faudra que les intervenants en aient conscience. Que ce 10 juin, ne soit pas à l'image de celui de 1794 qui vit commencer... la « Grande Terreur », période des plus noire de la Révolution française.

Après la loi du 11 février 2005 et son entrée en application, nul n'imaginait que trois ans après c'était le désespoir qui s'emparerait des personnes handicapées.

Janine Thombrau, a parfaitement résumé cela dans son texte. « « Je dénonce... »

"HANDICAP ... EN TOUTE FRANCHISE ... JE DENONCE..."

 
TETU Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-05-2008
France (Santé)
Bruno-Pascal Chevalier arrête sa grève des soins
Après neuf mois sans suivi et sans traitement VIH, Bruno-Pascal Chevalier (photo) met un terme à sa grève des soins, estimant que son but est atteint: donner un visage au combat contre les franchises médicales. Cette nouvelle forme d'activisme a, selon lui, permis le développement «d'un mouvement pour une santé solidaire avec des représentants d'usagers, des professionnels de santé, des salariés d'organismes sociaux et des travailleurs sociaux». Pour lui, il est temps de penser à sa santé et de ne pas devenir un «martyr». Satisfait par les centa! Ines de milliers de personnes qui ont été attentives à son combat et aux soutiens politiques, Bruno-Pascal veut passer à la phase suivante: «Après neuf mois de grève, il est temps de passer à un autre mode d'action.» S'il existait en France un prix de l'activiste de l'année, Bruno-Pascal serait en bonne voie pour l'obtenir.
Photo: DR.

 

Copyright tetu.com

par Didier Lestrade
 
philippe_prevet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-05-2008
Aimer la France, c'est défendre sa sécurité sociale.
Merci Bruno Pascal
 
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